École centrale de Marseille


École centrale de Marseille
Histoire et statut
Fondation
Type
Forme juridique
Fondateur
Directeur
Carole Deumié
Devise
Esprit d'innovation + sens des responsabilités
Membre de
Site web
Chiffres-clés
Étudiants
800
Localisation
Ville
Pays

L'École centrale de Marseille, aussi appelée Centrale Marseille, est l'une des 204 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[1].

Elle est située à Marseille, au cœur du Technopôle de Château-Gombert, dans le 13e arrondissement de la ville. L'école a le statut d'établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel. Établie sous sa forme actuelle en 2006, elle est l'héritière de l'École d'Ingénieurs de Marseille fondée en 1891 et appartient désormais au Groupe des Écoles centrales.

Sommaire

Historique


Développement de l'industrie portuaire à Marseille au XIXe siècle

Depuis le milieu du XIXe siècle, la chambre de commerce de Marseille a identifié le besoin grandissant d'ingénieurs mécaniciens[2] pour l'industrie régionale en expansion. Dans un premier temps, la chambre de commerce soutient et subventionne la création de l'École d'arts et métiers à Aix-en-Provence (1843), qui ne répond pas cependant à tous les besoins d'ingénierie dans une ville portuaire[3]. « Le port du XIXe siècle serait un port d'ingénieurs, » d'où le besoin d'une filière de formation régionale d'ingénieurs capables de prendre en main l'expansion portuaire dans l'intérêt de la chambre de commerce, face au Corps des Ponts et Chaussées dirigé depuis Paris[4].

La fondation de l'École d'ingénieurs de Marseille en 1891

Créée en 1891 sous l'impulsion d'un « Comité de patronage des hautes études » présidé par Félix Baret, maire de Marseille, l'École a notamment pour administrateurs-fondateurs Jules Macé de Lepinay, professeur de physique à la Faculté des sciences de Marseille, Ernest Marguery, avocat, adjoint au maire de Marseille, ainsi que Louis Ostrowsky, Ingénieur des Arts et Manufactures (École centrale de Paris), qui en devient le directeur-fondateur. Une convention fut ainsi passée le décidant de « la création d'un établissement d'enseignement supérieur technique formant des ingénieurs pour toutes les branches de l'industrie » dont le programme initial s’inspira de celui de Centrale Paris. Elle devait être ouverte aux bacheliers.

Évolution des formations d'ingénieurs à Marseille au XXe siècle aboutissant à l'École centrale de Marseille

En 2003, l'École généraliste d'ingénieurs de Marseille (EGIM) est créée grâce à la fusion de 3 ENSI[5] :

L'EGIM est rejointe en 2004 par l'École supérieure d'ingénieurs de Marseille (ESIM), issue en 1972 du regroupement de l'École d'ingénieurs de Marseille (EIM, 1891), de l'École d'électricité industrielle de Marseille (EEIM, 1907) et l'École de radioélectricité et d'électronique de Marseille (EREM, 1942) et devient officiellement « École centrale de Marseille » le [6].

L'École centrale de Marseille se trouve ainsi dotée d'une double capacité : d'une part, la recherche, grâce aux regroupements des laboratoires des différentes écoles, d'autre part, des liens privilégiés avec les entreprises, longtemps entretenus par les écoles gérées par la Chambre de commerce et d'industrie de Marseille.

L'École centrale de Marseille, qui a vu sa première promotion centralienne diplômée en fin d'année 2006, est donc l'aboutissement d'un processus pensé depuis plusieurs années afin de former à Marseille une grosse école d'ingénieurs dotée d'un effectif de professeurs important et de nombreux laboratoires de recherche.

Histoire récente

En 2010, l'École centrale de Marseille et l'IAE Aix-en-Provence signent une alliance stratégique afin de bâtir ensemble un pôle d'excellence scientifique et managérial à dimension internationale en région PACA [7].

En 2010, l'École centrale de Marseille rejoint la Fondation Centrale Initiatives[8] sous l'égide de la Fondation de France, crée conjointement par l'École centrale de Lille et l'École centrale de Nantes.

En 2010, l'École centrale de Marseille rejoint l'École centrale de Lyon et l'École centrale de Nantes dans Centrale Innovation[9], une filiale commune de valorisation de la recherche.

En 2012, l'École centrale de Marseille crée un track de MBA avec Euromed Management intitulé « Complexity, Innovation and Risk Management »[10].

En 2016, le regroupement «Aix-Marseille-Provence-Méditerranée» est créé par le décret no 2016-181 du [11]. Il rassemble, sous forme d’association, les établissements du site (Université d’Aix-Marseille, École centrale de Marseille, Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, Université de Toulon, et Université d’Avignon et des pays de Vaucluse). Les compétences mises en commun concernent l'offre de formation, la qualité pédagogique, l'entrepreneuriat étudiant, la politique scientifique, la formation doctorale, la vie étudiante, l'attractivité du site, la gestion du personnel et des fonctions supports telles que les systèmes d'information, la politique d'achat et les ressources documentaires.

Enseignement


Recrutement

L'admission à Centrale Marseille s'opère à travers plusieurs voies de recrutement, la très grande majorité des admis provenant des classes préparatoires aux grandes écoles. Depuis 2004, Centrale Marseille recrute ces étudiants par le concours Centrale-Supélec commun aux autres Écoles centrales. Par ailleurs, des places sont également offertes aux étudiants venant de la voie universitaire par concours passerelle ainsi qu'aux étudiants étrangers dans le cadre d'un double diplôme.

Formation d'ingénieur

La formation à Centrale Marseille est marquée par l'héritage des écoles dont elle est issue et par l’appartenance au groupe des Écoles centrales. L’organisation pédagogique est ainsi centrée sur la formation d’ingénieur de base correspondant à un enseignement pluridisciplinaire ayant vocation à former des ingénieurs généralistes.

La fusion effective et la stabilité institutionnelle acquise ont permis à l'école d'engager dès 2007 une réflexion en profondeur sur le cursus de formation. Inspiré de celui des autres Écoles centrales, ce cursus a été mis en œuvre à partir de la rentrée 2009, et se déroule en trois temps répartis sur trois ans.

1er temps : connaissance partagée et développement des compétences

Lors des trois premiers semestres, les élèves sont conduits à acquérir des connaissances dans les disciplines scientifiques fondamentales, mais également en matière de langues et cultures internationales ou encore de sciences sociales. Ils se familiarisent avec la résolution de problèmes complexes, avec le monde de l’entreprise à travers des stages et des rencontres organisées par l'école, et ils procèdent à des premiers choix d'enseignements. Les enseignements électifs sont proposés en une vaste liste recouvrant toutes les disciplines du tronc commun permettant aux élèves des ouvertures dans des domaines particuliers de leurs choix et une construction de leur projet personnel et professionnel.

Les enseignements sont de nature scientifique et technique et recouvrent un large spectre issu des compétences diversifiées des écoles fondatrices. Ils se déclinent notamment en :

2e temps : ouverture internationale et parcours personnalisés

Le quatrième semestre de formation est personnalisé. Pour environ la moitié de la promotion, il donne l'occasion de réaliser un séjour international, de nature académique dans l'une des universités partenaires ou sous forme de stage en entreprise. Les élèves désirant poursuivre leurs études à Centrale Marseille choisissent, dans l'offre proposée, l'un des parcours pluridisciplinaires consacrés aux grands défis scientifiques et sociétaux. Ils associent des enseignements scientifiques et des considérations relevant des sciences sociales.

Un choix de 6 parcours thématiques est proposé :

3e temps : approfondissement des savoirs et engagement professionnel

La dernière séquence pédagogique (correspondant aux cinquième et sixième semestres) offre une imposante multiplicité des choix. 78 combinaisons à partir de 13 parcours d’approfondissement et de 6 filières métier sont proposées. En parallèle, un Master Recherche peut être choisi parmi une vingtaine de mentions, couvrant un large spectre disciplinaire. Les étudiants peuvent également décider de suivre la suite de leur formation hors de Centrale Marseille avec éventuellement 2 semestres supplémentaires, à l'instar d'un double diplôme international, un double diplôme avec l'IAE ou l'IEP d'Aix-en-Provence, d'une césure professionnelle ou académique ou encore d'une poursuite de la formation dans une autre École Centrale. Un travail de fin d'études (TFE) de 24 semaines achève systématiquement le cursus. Il est réalisé en entreprise ou en laboratoire, en France ou à l'international : l’élève se retrouve alors dans une situation concrète d’ingénieur, et doit faire preuve de ses capacités à mener une étude de haut niveau sur les plans scientifique, technique et méthodologique.

Les 13 parcours d'approfondissement sont répartis dans 6 options :

MECA : MECAnique

GREEN : biotechnoloGie, ingénieRie, Environnement, Énergie

IRIS : Photonique et systèmes innovants

MMEFI : Mathématiques, Management, Économie, Finance

Digital.e : Organisations, Mathématiques et Informatique pour les Services

SIC : Signaux Images et Communications

Parallèlement, six filières métier sont proposées :

Masters recherche

Les élèves de l'école peuvent entreprendre des études doctorales en suivant, en parallèle avec la troisième année, un master-recherche. Centrale Marseille est co-habilité à délivrer les masters recherches suivant :

Mastères spécialisés

L'école propose 2 mastères spécialisés :

La recherche


Les laboratoires

Huit laboratoires de recherche de la région marseillaise sont sous la tutelle de l'école (en cotutelle avec Aix Marseille Université et le CNRS). La grande majorité des enseignants de l'école y exercent une activité de recherche.

Les laboratoires partenaires :

L'École est de plus partenaire de trois laboratoires d'excellence (LABEX) : MEC (Mécanique, Énergie Complexité), AMSE (École d'économie d'Aix Marseille), Archimede (Mathématiques et informatique).

Le CMRT

Créé en 2005, le CMRT, Centrale Marseille Recherche et Technologies, est une structure interne à l'école dédiée à la R&D, dont l'ambition est de resserrer le lien entre la recherche académique classique et l'industrie. Ainsi, sa mission est de répondre à des demandes formulées par les partenaires industriels de l'école.

Le CMRT est organisé autour de deux grands domaines, « perturbations des systèmes industriels » et « énergie propre et maîtrise de l'énergie », et dispose de moyens importants, notamment un canal à houle, deux chambres anéchoïques, un laboratoire d'électronique ainsi qu'un centre de moteurs thermiques.

Classements


Classements nationaux

Nom 2019 (Rang) 2020 (Rang)
L’Étudiant[12] 25
Daur Rankings[13] 28 21
Usine Nouvelle[14] 47 19

Ouverture internationale


L'école compte 60 élèves internationaux par promotion, notamment des élèves brésiliens et chinois. L'école dispose de 86 accords de partenariat en Europe et dans le monde, ce qui permet à de nombreux étudiants d'effectuer un double-diplôme dans les établissements partenaires. L'école profite également des accords établis dans le cadre du réseau TIME, réseau européen et overseas, en tant que membre à part entière.

Quelques anciens élèves


Notes et références


Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Arrêté du 25 février 2021 fixant la liste des écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé .
  2. « La chambre de commerce de Marseille a demandé une école spéciale de mécaniciens pour notre ville. », Essai sur le commerce de Marseille, Jules Juliany, Éditeur Impr. et lithog. de J. Barile, 1843
  3. « Il faudrait qu'une succursale de l'École polytechnique fut établie dans un port de mer. », Essai sur le commerce de Marseille, Jules Juliany, Éditeur Impr. et lithog. de J. Barile, 1843
  4. Christophe Bouneau (dir.) et Yannick Lung (dir.), Les territoires de l'innovation, espaces de conflits, Pessac France, Maison des sciences de l'homme d'Aquitaine, , 298 p. (ISBN 978-2-858-92336-6, OCLC 932582528 , présentation en ligne )
  5. Décret no 2003-929 du 29 septembre 2003 portant création de l'École généraliste d'ingénieurs de Marseille
  6. Décret no 2006-1192 du 27 septembre 2006 modifiant le décret no 2003-929 du 29 septembre 2003 portant création de l'Ecole généraliste d'ingénieurs de Marseille
  7. Alliance Stratégique
  8. Fondation Centrale Initiatives
  9. Centrale Innovation
  10. [1]
  11. Décret n° 2016-181 du 23 février 2016 portant association d'établissements du site Aix-Marseille-Provence-Méditerranée, (lire en ligne )
  12. « Classement général des écoles d'ingénieurs » , sur L’Étudiant
  13. « Le classement 2020 des écoles d'ingénieurs » , sur Daur Rankings
  14. « Le classement 2020 des écoles d'ingénieurs » , sur Usine Nouvelle
  15. « L'épopée TURCAT - MÉRY : Simon MERY est le beau-frère de Léon. » , sur www.turcat-mery.com (consulté le 24 juin 2010)
  16. « Hommage à Alexandre Favre » , sur www.mecanique-industries.org (consulté le 24 juin 2010) Hommage à Alexandre Favre
  17. « Alain Dutheil » , sur ST Foundation (consulté le 27 décembre 2020)
  18. « Instances | Centrale Marseille » , sur www.centrale-marseille.fr (consulté le 27 décembre 2020)

Liens externes









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Information à partir de: 08.05.2021 01:52:17 CEST

Source: Wikipedia (Auteurs [Histoire])    Licence: CC-BY-SA-3.0

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