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Gimont




Gimont

Vue aérienne de Gimont en 2008.

Blason
Administration
Pays France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Auch
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux Arrats Gimone
(siège)
Maire
Mandat
Pierre Duffaut
2014-2020
Code postal 32200
Code commune 32147
Démographie
Gentilé Gimontois
Population
municipale
3 032 hab. (2017 )
Densité 110 hab./km2
Géographie
Coordonnées
Altitude 180 m
Min. 144 m
Max. 232 m
Superficie 27,58 km2
Élections
Départementales Canton de Gimone-Arrats
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Liens
Site web http://www.gimont.fr/accueil_mairie.vdom

Gimont (Gimont en gascon) est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés Gimontois et Gimontoises.

Sommaire

Géographie


Localisation

Gimont est une commune de Gascogne située en Gimois entre Auch et Toulouse à 17 km à l'ouest de L'Isle-Jourdain et située à 25 km à l'est d'Auch en pays de Rivière-Verdun.

Communes limitrophes

Gimont est limitrophe de sept autres communes.


Communes limitrophes de Gimont[1]
Aubiet Escornebœuf Monferran-Savès
Juilles Giscaro
Montiron Maurens

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 2 758 hectares ; son altitude varie de 144 à 232 mètres[2].

Gimont est la capitale du Gimontois (appelé parfois Gimoès) qui occupe la bordure orientale du département du Gers. Le Gimontois a un sous-sol argilo-calcaire. Il est déjà fortement empreint des influences lauragaises tout comme les régions de la vallée de la Save qui est située plus à l'est. La brique toulousaine s'y introduit peu à peu, imposant une architecture plus robuste et plus massive.

Gimont se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[3].

Hydrographie

La commune est arrosée par la Gimone et son affluent la Marcaoue (affluent et sous affluent de la Garonne).

Voies de communication et transports

Accès par la route nationale 124, itinéraire à grand gabarit et par la ligne SNCF Toulouse - Auch en gare de Gimont-Cahuzac.

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Toponymie


Histoire


Le , noble Géraud de Brouilh, sa femme et ses enfants, firent don à Albert, abbé de Berdoues, des terres dans la forêt appelée Planasilva pour y fonder une abbaye cistercienne, l'abbaye de Planselve. De cette abbaye cistercienne ne restent que quelques maigres vestiges en bordure de rivière, sur la rive gauche (par la D 12 en direction de Saramon, à 3 km de Gimont).

Un acte de paréage est passé le entre l'abbé de Planselve et le sénéchal d'Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis. L'emplacement choisi était sur la paroisse de Saint-Justin, au diocèse de Toulouse, près de l'abbaye. Les frais de la construction de la nouvelle ville, d'abord appelée Francheville, ont été supportés par le comte et la comtesse de Toulouse. L'abbé et le monastère se réservèrent les églises qui seraient construites sur le territoire de la ville.

En 1274, Gimont reçut une charte de coutumes, confirmée en 1280. Le destin de la bastide est encore incertain puisque le contrat prévoyait la restitution des terres à l'abbaye en cas de non peuplement. Cette mesure prouve le caractère aléatoire de ces fondations d'agglomérations nouvelles au XIIIe siècle.

Le , un accord est passé entre les consuls de la ville et le syndic de l'abbaye précisant : le syndic réserve pour les ouvriers de l'église qui pour le temps seront, le droit de prendre librement arène et terre au lieu appelé Laurs, hors les vallats de la Grande, pour ouvrer ou besogner à l'église ou aux églises de la ville. Trois églises ont été construites dans la ville, Notre-Dame, Saint-Barthélemy appelée aussi Saint-Éloi, et Sainte-Quitterie. Il ne reste plus aujourd'hui que l'église Notre-Dame.

La bastide s'étendit sur une éminence dominant la Gimone. Elle s'accroche à la colline, en raison de l'étroitesse du promontoire (300 m) qui s'étire sur un seul axe de 1 000 m de long tandis que la rue principale fait de l'équilibre sur la crête et passe sous la halle en bois (même cas à Bassoues et à La Bastide-Clairence dans les Pyrénées-Atlantiques).

Gimont se situe sur l'un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, la via Tolosane.

Jusqu'à la Révolution, la bastide de Gimont érigée en consulat fut, avec 17 autres paroisses Escornboueou (Escornebœuf), Aurimont, Giscaro, Montiron, Prechac, Maurens, Sainte-Marie, Tirent (sans Pontejac), Saint-André, Laurac, Boulan (Boulaur), Polastron, Mongausy, La Has (Lahas), Andofièle (Endoufielle), Goudourvièle (Goudourvielle), Goujon, Bonrepos, une des nombreuses enclaves de la Jugerie de Rivière-Verdun dans le comté d'Armagnac.

En , Gimont accueillit des réfugiés du village alsacien de Blodelsheim qui fuyaient l'invasion et l'annexion allemandes[réf. souhaitée].

Politique et administration


Administration municipale

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 2 500 habitants et 3 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de vingt trois[4],[5].

Rattachements administratifs et électoraux

Commune faisant partie de la communauté de communes des Coteaux Arrats Gimone et du canton de Gimone-Arrats (avant le redécoupage départemental de 2014, Gimont était le chef-lieu de l'ex-canton de Gimont) et avant le elle faisait partie de la communauté de communes de l'Arrats-Gimone.

Elle fait aussi partie du Pays Portes de Gascogne.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1912 1919 Félix Bajon    
1919 1925 Léopold Ninous    
1925 1929 Adolphe Gresse    
1929 1945 Gabriel Bassat Rad. Conseiller général (1919-1940)
1945 1971 Léon Abadie CDP Conseiller général (1970-1976)
1971 1989 Gabriel Dubarry    
1989 2001 Jean-Joseph Coutens    
2001 En cours Pierre Duffaut[6] MoDem Retraité
Président de la Communauté de Communes
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société


Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2017, la commune comptait 3 032 habitants[Note 1], en augmentation de 7,52 % par rapport à 2012 (Gers : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
2 3132 5902 7322 7032 9522 8162 9033 0532 868
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 0733 1023 0162 9322 9982 9442 8372 8372 734
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 5892 6902 5222 2502 2182 3152 4342 3342 506
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2017
2 8782 8672 9502 8192 7342 8252 8152 9733 032
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[11] 1975[11] 1982[11] 1990[11] 1999[11] 2006[12] 2009[13] 2013[14]
Rang de la commune dans le département 9 9 9 9 9 9 9 9
Nombre de communes du département 466 462 462 462 463 463 463 463

Enseignement

Gimont fait partie de l'académie de Toulouse.

Manifestations culturelles et festivités

Meeting aérien[15]. Bach Festival Gers[16]. Marché au Gras,

Santé

Centre hospitalier de Gimont EHPAD[17],

Sports

Club de basketball , l'ESG Basket engage cette saison une équipe en Nationale III et une équipe Pré-Nationale. Club de rugby à XV, l’Etoile Sportive Gimontoise Rugby, évoluant dans le Championnat de France de 2e division fédérale a évolué dans l’élite en 1969. École de rugby,[18] Football, moto-cross, tennis, piscine d'été.

Économie


La région est le principal centre de confection du foie gras. Le Gers est le premier producteur de foie gras d'oie et le second pour le canard. L'élevage sur place est très important et est le corollaire de la présence de nombreuses entreprises de transformation, notamment à Gimont. Cette activité doit beaucoup à la nature du sol argilo-calcaire très favorable à la culture massive du maïs, matière première du gavage des volatiles même si la fabrication du foie gras est très ancienne dans la région de Gimont et y était déjà florissante au XVIe siècle, soit bien avant l'introduction du maïs, céréale provenant des Amériques.

Le tournesol a connu un essor important durant le XXe siècle. Aujourd'hui, 9% de la production de tournesol d'Occitanie provient du canton de Gimont[19].

Gimont est un important marché au gras. Il a lieu tous les mercredis matins, toute l'année de h 30 à 10 h et tous les dimanches matins à 10 h de novembre à mars. Le marché s'adresse uniquement aux consommateurs, les professionnels n'y sont pas admis.

Les sièges des entreprises « Comtesse du Barry » et des « Ducs de Gascogne » sont situés à Gimont. Mais il existe également de nombreuses autres conserveries « à la ferme » qui produisent et vendent des mets d'excellente qualité.

Culture locale et patrimoine


Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason
De gueules à la foi alésée d'or en chef ; à la champagne cousue d'azur, au rencontre de bœuf d'or brochant sur le champ et la champagne.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi


Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références


Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne ].
  3. Plan séisme
  4. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales .
  5. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/032/032147.html.
  6. Site de la préfecture - Fiche de Gimont
  7. L'organisation du recensement , sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements , sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006 , 2007 , 2008 , 2009 , 2010 , 2011 , 2012 , 2013 , 2014 , 2015 , 2016 et 2017 .
  11. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) » , sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  12. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer » , sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  13. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer » , sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  14. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer » , sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  15. https://www.ladepeche.fr/article/2015/10/04/2190582-patrouille-de-france-et-a-380-ca-va-decoiffer.html
  16. http://lejournaldugers.fr/article/12769-bach-festival-gers-les-variations-goldberg-concert-pour-orgue-en-leglise-de-gimont
  17. http://hopital-gimont.fr/
  18. Site de l'école de Rugby de l'Étoile Sportive Gimontoise
  19. « Disar-Saiku » , sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le 11 février 2020)
  20. https://toulouse.latribune.fr/business/latecoere-gimont-stephane-bernard-dix-ans-20122012
  21. Notice no PA00094804 , base Mérimée, ministère français de la Culture : Église
  22. Marcel Durliat, L'église de Gimont, pp. 256-264, dans Congrès archéologique de France. 128e session. Gascogne. 1970, Société française d'archéologie, Paris, 1970
  23. Chanoine Marboutin, Gimont, pp. 165-171, dans Congrès archéologique de France. 92e session. Gascogne. 1929, Société française d'archéologie, Paris, 1929
  24. Michel de La Torre, Gers : Le guide complet de ses 462 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5032-2, notice BnF no FRBNF35576310 )
  25. « Château » , notice no PA32000009, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 25 avril 2014.








Catégories: Commune du Gers | Bastide médiévale | Via Tolosane | Gimont | Commune dans l'arrondissement d'Auch








Information à partir de: 24.06.2020 05:53:46 CEST

Source: Wikipedia (Auteurs [Histoire])    Licence: CC-by-sa-3.0

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