Juin 1940


Juin 1940
Nombre de jours 30
Premier jour Samedi 1er juin 1940
6e jour de la semaine 22
Dernier jour Dimanche 30 juin 1940
7e jour de la semaine 26
Calendrier
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Les événements concernant la Seconde Guerre mondiale sont détaillés dans l'article Juin 1940 (Seconde Guerre mondiale).

Sommaire

Juin 1940 en France


En Europe occidentale, est l'aboutissement de la « drôle de guerre » et voit la défaite de l'armée française face à l'armée allemande. Les soldats français se sont livrés à une bataille terrestre, dans les airs et sur les mers. Parmi eux, des victimes en grand nombre sont à déplorer.

Évolution de l'armée : 1918-1939

Avant la Seconde Guerre mondiale, l'armée française est considérée comme une des plus puissantes du monde. Néanmoins, malgré les décisions de réarmement prises à partir du gouvernement du Front populaire au pouvoir jusqu'en 1938, et amplifiées par le gouvernement Daladier ensuite, elle ne put contenir la puissance retrouvée de l'Allemagne nazie.

Lorsque celle-ci attaqua en 1940, la défense française s'écroula avec près de 100 000 morts, victime à la fois du « concept » allemand de Blitzkrieg (en français : « guerre éclair ») et surtout de la pensée stratégique défensive inspirée par Philippe Pétain à l'État-Major dans les années 1930, au lieu de regrouper les chars en grandes formations mobiles. Enfin la propagande du régime de Vichy fera grand cas plus tard de quelques tentatives de sabotage, réelles mais limitées, dans les usines d'armement, inspirées par le Parti communiste français, celui-ci obéissant à la politique de Moscou, depuis le Pacte germano-soviétique qui avait été signé quinze jours seulement avant le début du conflit en et qui faisait de l'Allemagne et de l'URSS des alliés dans l'attaque puis l'occupation partagée de la Pologne.

Commandement et personnels

Le commandement de l'aviation de chasse de l'Armée de l'air française était assuré par le général Bernard d'Harcourt (1885-1980).

Le personnel de la chasse comptait[1] :

Pour le bombardement ou la reconnaissance, le tableau était plus mitigé bien que le personnel soit hautement qualifié.

Les terrains

Le , 450 avions de chasse gagnèrent leurs nouveaux terrains dispersés géographiquement. La plupart n'étaient que de simples prairies plus ou moins vastes, plus ou moins bien aménagées, loin des agglomérations.

Les pilotes eurent droit au logement chez l'habitant, les mécaniciens et les soldats eurent droit à des granges et à de la paille. Tout commençait dans l'improvisation.

Effectifs en présence

Le jour de la déclaration de guerre, le tableau comparatif est éloquent[2].

Armée de l'air

France

 France
Pour la France métropolitaine, les effectifs en première ligne sont de 1 394 appareils :

On compte aussi un petit effectif dans l'Aéronavale :

L'aéronavale a combattu sur terre, surveillant les côtes, bombardant des objectifs terrestres.

Tous ont combattu et contribué à infliger des pertes à l'ennemi.

Angleterre

Royaume-Uni
Sur un effectif global de 1 873 appareils, 560 sont engagés (416 sont stationnés en France et 144 depuis les bases anglaises) :

Belgique

177 appareils sont en première ligne dont :

Pays-Bas

124 appareils en première ligne dont :

Allemagne

 Reich allemand
Au-delà du mythe de la propagande allemande des 1 500 chasseurs et 3 500 bombardiers que les grands chefs militaires français ont simplement « gobé », la Luftwaffe disposait effectivement de 5 142 appareils dans toutes ses unités de première ligne mais seules les Luftflotten 2 et 3 furent engagées soit 3 959 appareils :

Armée de terre

Marine

La drôle de guerre

Le lundi , à l'aube, l'aviation de chasse est placée en état d'alerte générale[4].

En cinq semaines, l'avancée allemande en France entraîne la désintégration de l'armée et une gigantesque panique dans la population. Dix millions de personnes s'enfuient sur les routes avec de maigres bagages, au cours d'un épisode qu'on appellera l'« Exode ». Le gouvernement, dirigé par Philippe Pétain depuis la démission de Paul Reynaud, fait demander l'armistice, signé le . On peut alors penser que son prestige acquis lors de la défense de Verdun en 1916 permettrait des négociations plus aisées avec Hitler. Il n'en est rien et les conditions en sont très dures : occupation de plus de la moitié du pays et énormes frais prélevés pour entretenir l'armée allemande.

Cependant, les appréciations stratégiques divergent sur la création d'une zone libre au sud face à une zone nord occupée : les généraux allemands veulent une occupation complète de la France de Dunkerque à Toulon. Hitler, marqué par la Première Guerre mondiale (il y fut caporal), n'arrive pas à croire à la rapidité de sa propre conquête par des blindés qui ont outrepassé les ordres et dépassé les objectifs initiaux. Ainsi, il veut conserver un gouvernement français pour tenir les colonies françaises (Algérie, Maroc, Tunisie) qui ont une valeur stratégique fondamentale, comme cela sera confirmé par la suite. Après la guerre, Churchill, dans ses mémoires de guerre, donnera raison aux généraux allemands en déclarant que la création de la zone libre (préservant Toulon et la flotte française) avait permis de sauver Gibraltar, 1re base britannique en Méditerranée. La zone libre ne va vivre que 28 mois, jusqu'en (débarquement allié en Afrique du Nord), mais permit à la résistance française de se construire des bases au travers de toute la zone.

Les opérations

Offensive 10 mai au 24 juin 1940

Chronologie au jour le jour[N 1].

Du 10 au 31 mai
Du 1er au 24 juin

L'armistice

Dernières opérations

Les ailes se referment

Selon les termes d'un extrait d'un ordre du jour du général Bernard d'Harcourt, « Avant que nos ailes ne se referment… »

Les clauses de l'Armistice concernant l'aviation qui se voulaient humiliantes (général Keitel à Rethondes le [21]) ont été atténuées. Après consultation du maréchal Göring, il était spécifié « […] qu'il était renoncé à la livraison des avions militaires, si tous ceux qui étaient en possession des forces aériennes françaises étaient désarmés et mis en sécurité sous contrôle allemand[21] ». Il était également déclaré que « […] l'Allemagne n'entendait donner aux conditions d'armistice aucun caractère humiliant à l'égard d'un adversaire aussi brave. » Les avions restaient entre les mains de ses équipages, en attendant des jours meilleurs !

Les évasions

De repli en repli, les éléments de l'Armée de l'air ont atteint le Sud de la France. Les avions capables de traverser la Méditerranée sont acheminés vers l'Algérie. Le général Bernard d'Harcourt assurera « à la fin de la campagne de France, le repli en Afrique du Nord de la plus grande partie de l'aviation de combat »[22].

Au moment de la cessation des combats, il y aura évasion d'avions d'Oran[N 2] et de Casablanca[N 3] vers Gibraltar où quatre avions parviennent à se poser. D'autres partent ensuite du Sud de la France vers l'Angleterre. Ils reprennent le combat plus ou moins rapidement, après avoir été remis en service en Angleterre.

La Luftwaffe

Les volontaires de la légion Condor, durant la guerre civile espagnole (1936-1939), ont acquis une expérience des combats aériens modernes[24]. Le traité de Versailles a été contourné dès la république de Weimar. Entre autres, la collaboration germano-soviétique a permis l'instruction annuelle de 250 stagiaires pilotes. Les écoles de vol à voile ont permis à de futurs as de se former (Adophe Galland à Westerholt en Westphalie. Des accords avec l'Italie fasciste ont permis à d'autres pilotes de se former (à Grottaglie entre autres). Les jeunes pilotes formés reviennent en Allemagne s'amalgamer aux anciens pilotes de la guerre de 1914-1918.

Front de Pologne

En , au début de la campagne de Pologne, la Luftwaffe peut aligner 2 600 avions de combat performants et améliorés grâce à l’expérience acquise sur les fronts espagnols. La supériorité sur les Polonais est de l'ordre de « un contre six ». Au 3e jour, l'aviation polonaise est hors de combat.

Front de Hollande

La rupture

Engagement de la RAF

Fin mai, pour tenter d'écraser le corps expéditionnaire britannique en France (CEBF) qui se rembarque à Dunkerque, les pilotes allemands, dont Adolf Galland, peuvent mesurer l'efficacité des chasseurs Spitfire qui surclassent les Messerschmitt[25]. Le CEBF parviendra à quitter la France à Dunkerque dans des conditions dramatiques, mais ce ne fut pas une victoire pour l'Allemagne.

Alors, l'Angleterre va dresser sur la Tamise le dernier rempart contre le nazisme, celui d'une nation déterminée que rejoindront les évadés de France, de Belgique, des Pays-Bas et aussi ceux des Polonais du général Sikorski qui, en , avaient pu échapper à l'invasion et rallier la France en passant par la Hongrie et l'Italie. Cependant, des mouvements de résistance clandestins et des réseaux d'espionnage s'organisent sur le sol français, de même qu'en Belgique et aux Pays-Bas.

Juin 1940 en Afrique


Juin 1940 en Amérique


Juin 1940 en Asie


Juin 1940 en Europe


« Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. »

— Charles de Gaulle,

Juin 1940 au Proche-Orient


Naissances


Décès


Voir aussi


Bibliographie

 : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notes et références


Notes

  1. Ce qui suit est un résumé de Les Ailes françaises[5] et des autres ouvrages cités.
  2. Évasion le de René Mouchotte sur un Caudron Goëland saboté avec trois aviateurs et deux officiers vers Gibraltar[23].
  3. Un Glenn-Martin parti de Casablanca est ensuite abattu par la DCA d'Algésiras, stupidement[23].

Références

  1. Les ailes françaises, p. 14.
  2. Chambe 1963, p. 321.
  3. Raymond Daniel, « Le bombardement dans la bataille », Icare 57,‎ printemps-été 1971, p. 58-67.
  4. Les ailes françaises, p. 13.
  5. Les ailes françaises, p. 30-34.
  6. Les ailes françaises, p. 30.
  7. Chambe 1963, p. 331.
  8. Jacques Belle, La Défaite française, un désastre évitable, Economica, Paris, 2007, p. 52-53.
  9. Roussel 1995, p. 6-7.
  10. Karl-Heinz Frieser, Le Mythe de la guerre-éclair, Éd. Belin, Paris, 2003, p. 138 à 144.
  11. a et b Amouroux 1967, p. 427.
  12. http://francecrashes39-45.net/recits_avions/ab1-5.pdf?PHPSESSID=99a26b7d48eaa14e7d75a74da1c512b6.
  13. Chambe 1963, p. 352-353.
  14. Amouroux 1967, p. 428-429.
  15. D'après Un Règne brisé, mémoires de lord Keyes, attaché militaire britannique auprès du Haut Commandement belge, révélant que les Belges sont tenus dans l'ignorance d'une conférence des chefs britanniques et français des armées du Nord où est préparé le rembarquement, tome 1, p. 342, et que les Britanniques refusent de soutenir les Belges, tome 1, p. 343, Outrageous Fortune, Éd. Martin Secker & Warburg, Londres, 1984, trad. fr. Éd. Duculot, Paris-Gembloux, 1985.
  16. The Daily Telegraph, le roi n'a pas abandonné la partie … mais il senti qu'il ne pouvait pas abandonner l'armée et s'échapper. Sa présence en territoire occupé (au milieu de son peuple) est le symbole de la résistance des Belges, numéro du 10 mai 1941.
  17. Les ailes françaises, p. 98-99.
  18. Chambe 1963, p. 354-355.
  19. Amouroux 1967, p. 436-437.
  20. Amouroux 1967, p. 444-446.
  21. a et b Chambe 1963, p. 358.
  22. Voir sites consacrés au général Bernard d'Harcout.
  23. a et b Les ailes françaises, p. 151.
  24. Les ailes françaises, p. 115-118.
  25. Les ailes françaises, p. 132.
  26. Isc - Cfhm - Ihcc .

Liens externes








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