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Lannion


Lannion

Vue de Lannion et de l'église de Brélévénez.

Blason
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
(sous-préfecture)
Arrondissement Lannion
(chef-lieu)
Intercommunalité Lannion-Trégor Communauté
(siège)
Maire
Mandat
Paul Le Bihan (PS)
2020-2026
Code postal 22300 22303
Code commune 22113
Démographie
Population
municipale
20 040 hab. (2018 en augmentation de 2,1 % par rapport à 2013)
Densité 456 hab./km2
Population
agglomération
49 239 hab. (2017)
Géographie
Coordonnées
Altitude Min. 0 m
Max. 107 m
Superficie 43,91 km2
Unité urbaine Lannion
(ville-centre)
Aire d'attraction Lannion
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Lannion
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Liens
Site web lannion.bzh

Lannion (/la.njɔ̃/[Note 1]) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. Ses habitants sont appelés les Lannionnais.

La commune actuelle est formée de la fusion des communes de Lannion, Brélévenez, Buhulien, Loguivy-lès-Lannion et Servel en 1961.

Sommaire

Géographie


Lannion est une ville-pont sur le Léguer. La proximité de l'embouchure du Léguer fait que le niveau de la rivière au centre-ville varie de plusieurs mètres en fonction des marées. Cette caractéristique a permis l'établissement d'un gué dans les temps les plus reculés au niveau du pont de Kermaria, point où s'arrête l'influence des marées (preuve existante à proximité de la rue Saint-Christophe-le-Passeur). Cette particularité sera mise à profit pour la construction en 1992 d'un stade d'eau vive marémoteur. Un barrage permet de retenir l'eau amenée par la marée montante et de la relâcher dans un parcours artificiel à marée descendante.

La Baie de Lannion est le nom donné à la partie de la Manche située à proximité.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Lannion
Manche
Trébeurden
Pleumeur-Bodou
Perros-Guirec (par un quadripoint)
Saint-Quay-Perros
Louannec
Manche
Ploulec'h
Rospez
Ploulec'h Tonquédec
Ploubezre
Ploulec'h
Caouënnec-Lanvézéac

Cadre géologique

Lannion est localisée à l'extrémité occidentale du domaine nord armoricain, dans le Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagnes successives. Le site géologique de Lannion se situe plus précisément dans un bassin sédimentaire essentiellement briovérien limité au nord par un important massif granitique cadomien, le batholite nord-trégorrois. Ce pluton fait partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[2],[3].

L'histoire géologique de la région est marquée par la chaîne cadomienne. À la fin du Précambrien supérieur, les sédiments briovériens environnants (formations volcano-sédimentaires) sont fortement déformés, plissés et métamorphisés par le cycle cadomien, formant des schistes argileux, les schistes tuffacés de Locquirec, les brèches et tufs carbonifères du Dourduff[4]. Cette chaîne montagneuse, qui devait culminer à environ 4 000 m, donne naissance à des massifs granitiques (dont le batholite côtier nord-trégorrois associé à un volcanisme d'arc insulaire et daté à 615 Ma)[5],[6].
Dans le domaine continental, l'épaississement consécutif à l'orogenèse cadomienne, provoque la fusion crustale à l'origine de la mise en place des dômes anatectiques (migmatites de Guingamp et Saint-Malo au sud-est de Lannion) qui est datée entre 560 et 540 Ma[7].

L'orogenèse hercynienne qui a donné une chaîne montagneuse atteignant 6 000 m, s'accompagne d'un métamorphisme et d'un magmatisme qui se manifeste par un important plutonisme : le chapelet nord de granites rouges tardifs (ceinture batholitique de granites individualisée pour la première fois par le géologue Charles Barrois en 1909[8]), formant de Flamanville à Ouessant un alignement de direction cadomienne, contrôlé par les grands accidents directionnels WSW-ENE, datés de 300 Ma, correspond à un magmatisme permien. Le massif granitique de Plouaret au sud de Lannion, lié au fonctionnement du cisaillement nord-armoricain, fait partie de ce chapelet[9].

La commune se situe ainsi dans un pays de basses collines aux sommets aplanis, appartenant à un couloir topographique et tectonique qui va de la baie de Lannion à la baie de Saint-Brieuc. Creusée par l'érosion dans des formations schisteuses volcano-sédimentaires et métamorphiques, cette dépression est limitée au Nord, à l'Ouest et au Sud par trois massifs granitiques et des bordures escarpées commandées par des failles[10].

Une promenade géologique dans la commune permet de découvrir l'utilisation de pierres proximales (privilégiées pour des raisons de coût), témoignant de la diversité de la palette lithologique que l'évolution géologique a conféré au territoire lanionnais. Depuis l'époque romane, ces constructions sont un marqueur de la richesse du substrat géologique local et déterminent pour partie le rang social des propriétaires[11].
Ces pierres proximales sont les schistes argileux qui fournissent de médiocres moellons à la teinte brunâtre ; des schistes tuffacés[Note 2] qui livrent des moellons et des ardoises très épaisses, sortes de lauzes, mais aussi de grandes dalles, recherchées naguère pour les recouvrements des sols et les plaques tumulaires ; et des granitoïdes dont le minéralogiste Beudant disait qu'on les utilise dans les œuvres dont « on veut éterniser la durée » (granite du Yaudet ; diorites et granodiorites issus du massif de Plouaret[Note 3] ; complexe granitique de Ploumanac'h sur la côte de granit rose dont le district de l'Île-Grande qui offre des granites de faciès variés, facilement transportables grâce au Léguer)[12].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Transports

La ville de Lannion est desservie par une route à quatre voies la reliant à Guingamp sur la RN 12 (Paris-Brest). Elle est en outre dotée :

Transport en commun

Les transports sur la ville de Lannion et sa communauté d'agglomération sont quant à eux assurés par les TILT (Transports intercommunaux Lannion-Trégor), qui comportent 6 lignes :

Lannion est située à :

Urbanisme


Typologie

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Lannion est une commune urbaine[Note 6]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Lannion, une agglomération intra-départementale regroupant 11 communes[15] et 46 701 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lannion, dont elle est la commune-centre[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 40 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].

Toponymie


L'origine du nom Lannion vient de « lann », qui désigne un établissement religieux créé par les Bretons du haut Moyen Âge et, selon une hypothèse, un anthroponyme Yuzon. Ce nom de *Lannyuzon a évolué en Lannuon, forme moderne en Langue bretonne et en « Lannion », variante évoluée puis administrativement cristallisée de la forme ancienne bretonne, devenue l'appellation officielle et administrative du duché de Bretagne, avant et après 1532, probablement aux alentours des XIIIe-XIVe siècles : Carte de l'Atelier cartographique Troadec du Conquet-Konk-Leon pour l’Histoire de la Bretagne de Bertrand d'Argentré de 1582 et 1588 : Lanion ; Carte de Nolin,1695 : Lanien ou Lanion ; puis de l'Administration française royale et républicaine et de la société francophone nobiliaire et marchande, du XVIIe siècle jusqu'à nos jours ; en résumé la forme « Lannyon » et ses variantes sont attestées de 1199 à 1516, où la forme « Lannion » apparaît (Erwann Vallerie, Traité de toponymie historique de la Bretagne, 1995), l'appellation de Lannuon étant usitée majoritairement par le peuple bretonnant.

Histoire


Un riche passé préhistorique

Les mégalithes nombreux dans la région, témoignent de son passé ancien, sans compter les silex, haches et pierres polies appartenant aux âges préhistoriques. Les rivières nombreuses et l'or alluvionnaire dans le Massif armoricain, expliquent la présence et la richesse du développement des populations préhistoriques[20]. Près de Lannion, le tumulus de la Motta comporte des bijoux de métal précieux.

En , des archéologues de l'Inrap ont effectué des fouilles sur le site de Kervouric, préalablement à la construction de logements. Celui-ci surplombe une vallée encaissée du Léguer. On a ainsi retrouvé la trace de trois grandes maisons de bois et de torchis ainsi que de nombreux vestiges (céramiques, bracelets, silex) du Néolithique, vieux de 7000 ans[21]. Un premier site, daté de l'âge du Bronze, atteste une longue occupation humaine entre 1800 et 1200 ans avant notre ère. Il consiste en un système agraire, constitué à l’origine d’un simple réseau de fossés délimitant des champs et de probables chemins. Quelques constructions sur poteaux de bois (peut-être des maisons) complétaient le système. Par la suite, l’habitat s’est progressivement développé. Vers 1600 ans av. J.-C, deux petits enclos sont aménagés. L’un d’entre eux délimite une zone d’habitat, comprenant une maison particulièrement bien conservée. Les archéologues y ont mis au jour des vases de stockage, un foyer ainsi qu’une meule. L’occupation semble perdurer jusqu’à la fin de l’âge du Bronze (vers 1200 ans av. J.-C.), comme l’atteste la présence d’une maison ronde caractéristique de cette période.

Epoque gauloise

Des monnaies et des débris de poteries attestent d'une présence gauloise indubitable. Quelques chemins et des fortifications façonnent leur territoire. Le promontoire du Yaudet, estuaire du Léguer, sert à la fois de défense militaire et d'étape pour les navires commerçants, d'après des pièces de monnaies phéniciennes retrouvées sur les lieux[22].

Le « menhir » du Crec'h à Servel et celui de Saint-Patrice, appelé aussi « menhir de justice » (rue des Frères Lagadec, inclus dans un mur), sont en réalité deux stèles gauloises. La seconde a été christianisée[23].

Epoque gallo-romaine

Lannion est un passage obligatoire pour franchir le Léguer au plus près de la côte, surtout à marée haute. A l'époque gallo-romaine, pour aller du Yaudet par la terre vers l'est, les routes passaient inévitablement par Lannion. Des villas gallo-romaine furent retrouvées sur des sites plus anciens, de l'Âge du Bronze. Une exploitation agricole mise en place au cours des Ier et IIe siècles de notre ère et réaménagée à plusieurs reprises. Les archéologues ont mis en évidence une série d’enclos délimitant différents espaces fonctionnels. L’une des zones est réservée à l’habitat ; elle se caractérise par la présence de caves, mais aussi d’un puits et d’une citerne. D’autres espaces sont destinés à des activités agricoles spécialisées : l’un des enclos semblait dédié au traitement des céréales, puisqu’on y a retrouvé une grange et un séchoir, tandis qu’à l’arrière de l’habitat, d’autres enclos servaient plutôt au pacage des animaux. Des petits fossés délimitent également des chemins ou encore des champs. les dernières fouilles permirent de mettre au point un référentiel scientifique pour la région tant sur l’âge du Bronze que sur la période gallo-romaine.

Haut Moyen Âge et le début de la christianisation

Quelques auteurs[Lesquels ?] attribuent l'origine de Lannion à la destruction de Lexobie (l'actuel Yaudet ?) par les Danois en 836.

Le Léguer, comme les autres cours d'eau, était une voie de pénétration facile pour les envahisseurs, aussi Lannion est-elle dotée d'un château attesté dès le Moyen Âge.

Le premier barrage servant de piège à poisson construit à Servel, long de 190 mètres, formé de pieux reliés par des claies en bois, avec des plates-formes triangulaires ancrant la structure dans le sable et servant aussi de brise-lames, a été construit entre 613 et 615 (ces dates ont été retrouvées grâce à la datation du bois des chênes ayant servi à sa construction) dans l’estuaire du Léguer. À marée descendante, les poissons étaient piégés dans le bassin de retenue[24].

Lannion est impliqué, pendant la guerre de Cent Ans à la guerre de Succession de Bretagne (rue Geoffroy de Pontblanc, tué en 1346).

Époque moderne XVI-XVIIIèmes siècles

En 1587, le , commencent les massacres perpétrés pendant les guerres de religion en France, avec l'attaque de Perros-Ploumanac'h, ayant fait allégeance à la Ligue, par les Royaux de La Rochelle. Les paroisses alentour se partagent entre ligueuses (Plestin-les-Grèves), ou royalistes comme Lannion. « Le troisième et septième jours de fut brûlée et ravagée la paroisse de Plestin par ceux du parti du roi. Et au réciproque le 21 du même mois de fut pareillement brûlée et ravagée la paroisse de Plouaret, Ploubezre et la ville de Lannion par ceux qui tenaient le parti du duc de Mercœur » a écrit le curé de Lanvellec[25]. Malgré la conversion de Henri IV au catholicisme, Ligueurs et Royaux continuent leurs attaques et les destructions des villes du camp opposé. Mais le Trégor est bien affaibli et le roi ramène la paix, confirmée par l'Édit de Nantes de 1598[26].

Lannion fait partie de l'évêché de Tréguier avant la Révolution et le roi y contrebalance la puissance de l'évêque en faisant de Lannion le siège de sa juridiction.

Révolte des Bonnets Rouges en 1675. Un de ses habitants fut exclu de l'amnistie royale de [27].

Le XIXe siècle

Le port de Lannion en 1845

En 1845, dans le port de Lannion, ont été déchargés 900 tonneaux[Note 8] de vin et eau-de-vie, 300 tonneaux de cidre, 400 tonneaux de sel, 180 tonneaux de café et poivre, ainsi que 800 tonneaux de bois du Nord, 455 tonneaux de charbon et 180 tonneaux de marchandises diverses, ainsi que 4 835 tonneaux d'avoine et orge, 2 600 tonneaux de froment, 2 000 tonneaux de fruits, 750 tonneaux de bois commun de menuiserie et 150 tonneaux de fonte brute[28].

L'ouverture de l'école publique en 1882

Lors de l'ouverture de l'école publique de Lannion le , il n'y a « ni tableaux noirs, ni encriers, ni livres, ni cahiers » ; tout le matériel scolaire se compose de trois petites tables prêtées par le collège[29].

Le XXe siècle

Le port de Lannion contribue fortement à son essor avant la guerre 1939-1945. Mais au début de la deuxième moitié du XXe siècle, Lannion n'est qu'un « gros bourg ». À l'aube des années 1960, elle est choisie pour accueillir le Centre national d'études des télécommunications (CNET). La petite ville a alors besoin d'importantes réserves foncières pour l'installer, loger les familles des techniciens, d'autant que de nombreuses entreprises vont suivre cette arrivée. Le , un arrêté préfectoral scelle la fusion de Lannion avec les communes de Buhulien, Loguivy, Servel et Brélévenez. Au cours des deux premiers mandats suivant cette fusion, chaque ancienne commune continue d'élire ses représentants au conseil municipal du « grand Lannion »[30]. Malgré les crises des années 1980 et 1990, la ville de Lannion a conforté « ses atouts dans les télécoms et la fibre optique » et, avec des sites importants d'Orange ou Nokia, elle est aujourd'hui qualifiée de « mini-Silicon Valley »[31].

Politique et administration


Rattachements administratifs et électoraux

Lannion est le chef-lieu de l'arrondissement de Lannion et fait partie de la cinquième circonscription des Côtes-d'Armor.

Elle est le chef-lieu du canton de Lannion depuis la Révolution. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton voit sa composition modifiée, et Lannion en est le bureau centralisateur.

Intercommunalité

Lannion est membre initial de la communauté d'agglomération dénommée Lannion-Trégor Communauté, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1995 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Tendances politiques et résultats


Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans les Côtes-d'Armor, la liste PS-EÉLV-PCF-UDB menée par le maire sortant Paul Le Bihan remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 771 voix (52,28 %, 27 conseillers municipaux dont 13 conseillers communautaires élus), devançant largement celles menées respectivement par[32] :

L'abstention s'est élevée à 61,07 %.

Liste des maires

Liste de maires d'Ancien Régime successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1734 1734 Henri-Hyacinthe Couppé du Port-Blanc    
1755 1760 Hyacinthe-François Couppé de Kervennou    
1762 1762 Thomas Couppé de Lestimbert    
1762 1766 Saint Hugeon Le Bourva    
1766 1768 de Troguirec Le Poncin    
1768 1769 de Kerprigent Riou    
1769 1770 de Troguirec Le Poncin    
1770 1772 Saint Hugeon Le Bourva    
1772 1774 de Meshir Le Bricquir    
1774 1776 Jouet    
1776 1787 Pierre-Jean Le Bricquir du Meshir    
1787 1790 Pierre-Marie-Daniel de Kerinou    
Liste des maires de la Révolution à nos jours[33]
Période Identité Étiquette Qualité
février 1790 novembre 1791 Gabriel-Hyacinthe Couppé de Kervennou    
novembre 1791 décembre 1792 Jean-Marie Baudoin    
décembre 1792 1795 Pierre-Marie Daniel    
février 1795 1800 Simon-François Bobony    
mai 1800 septembre 1800 Jean-François Le Coaziou    
septembre 1800 avril 1807 Armand-Marie Deminiac    
avril 1807 juillet 1808 Joseph Le Feyer    
juillet 1808 août 1808 Daniel-Epihane Brichet    
août 1808 janvier 1809 François-Marie Chauvin    
janvier 1809 décembre 1813 Jean-François Le Coaziou    
décembre 1813 mars 1815 Pierre-Marie Daniel    
mars 1815 avril 1815 Jean-Marie Robiou de Troguindy    
avril 1815 juin 1815 Louis Grégoire-Guermarquer    
juin 1815 août 1815 René Stéphan    
août 1815 novembre 1822 Jean-Marie Robiou de Troguindy    
novembre 1822 août 1830 Pierre-Marie Huon    
août 1830 avril 1834 Jean-Marie Raoult    
avril 1834 juin 1834 M. Roussel    
juin 1834 novembre 1834 François Xavier Le Roux    
novembre 1834 octobre 1838 Jean-Marie Raoult    
octobre 1838 juillet 1839 François Xavier Le Roux    
juillet 1839 septembre 1849 Émile Depasse Droite  
septembre 1849 décembre 1849 Adolphe Toussaint    
décembre 1849 décembre 1849 Théodore Turquet    
décembre 1849 mai 1850 Marc Darnal    
mai 1850 août 1852 François Xavier Le Roux    
août 1852 juin 1855 Pierre Huon    
juin 1855 octobre 1870 Émile Depasse Centre droit  
octobre 1870 juin 1871 Émile Le Taillander    
juin 1871 février 1876 Émile Depasse Centre droit  
juin 1876 mai 1888 Émile Le Taillander    
mai 1888 mai 1892 Charles Huon de Penanster[34] Monarchiste Propriétaire du Petit Écho de la Mode
Sénateur des Côtes-du-Nord (1886 → 1901)
Député des Côtes du Nord (1871 → 1881)
Conseiller général de Plestin-les-Grèves (1862 → 1895)
mai 1892 novembre 1903 Henri Derrien[35] Conservateur Avocat
Député des Côtes-du-Nord (1897 → 1903)
novembre 1903 novembre 1904 Émile Derrien Conservateur  
novembre 1904 avril 1905 Marcel Soisbault Rad. Président de la délégation spéciale
avril 1905 février 1911 Joseph Morand    
février 1911 mars 1911 Marcel Soisbault Rad. 1er adjoint faisant fonction de maire
mars 1911 mai 1929 Marcel Soisbault Rad.  
mai 1929 juin 1943 Edgar de Kergariou[36] Rad.ind. Marquis, Officier de l'armée française
Sénateur des Côtes-du-Nord (1938 → 1940)
Nommé membre de la Commission administratibve départementale en 1941[37]
Ambassadeur du Gouvernement de Vichy à Sofia
juillet 1943 août 1944 Charles Colvez    
juillet 1944 octobre 1947 Joseph Morand    
octobre 1947 février 1950 Isidore Le Bourdon    
février 1950 février 1960
(démission)
Gabriel Nogues    
mars 1960 mai 1961 Henri Martel    
mai 1961 mars 1971 Henri Blandin[38] UDR Avocat
mars 1971 mars 1977 Pierre Marzin[39],[40] GD Ingénieur, haut fonctionnaire
Sénateur des Côtes-du-Nord (1971 → 1980)
mars 1977 mars 1983 Pierre Jagoret[41] PS Chef de service à la sécurité sociale
Député des Côtes d'Armor (5e circ.) (1978 → 1986)
Conseiller général de Lannion (1964 → 1967 et 1976 → 1982)
mars 1983[42] mars 1989 Yves Nédélec RPR Conseiller régional (1986 → 1998)
mars 1989 mars 2008 Alain Gouriou[43] PS Professeur d'histoire-géographie
Député des Côtes d'Armor (5e circ.) (1987 → 2007)
Conseiller général de Lannion (1982 → 2001)
Conseiller régional (1992 → 1997)
mars 2008 octobre 2014[44] Christian Marquet PS cadre d'EDF
Conseiller régional (2010 → 2015)
Démissionnaire
octobre 2014[45] En cours
(au 23 juillet 2020)
Paul Le Bihan PS Ingénieur chez Alcatel
Vice-président de la CA Lannion-Trégor Communauté (2017 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[46]

Distinctions et labels

Lannion qui participe depuis plusieurs années au concours des villes fleuries, possède quatre fleurs[Quand ?].[47]

Politique de développement durable

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[48].

En septembre 2016, un projet d'extraction de sable coquillier dans la baie de Lannion a été stoppé par la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), une filiale du groupe Roullier, en raison d'une forte opposition de la population locale. Le , une manifestation avait ainsi réuni entre 4 000 et 5 000 personnes qui rejetaient le projet[49].

Jumelages

Population et société


Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[50],[Note 9]

En 2018, la commune comptait 20 040 habitants[Note 10], en augmentation de 2,1 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,42 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 7063 1323 4263 5975 3715 4615 6505 8496 075
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 6426 5986 8826 2236 2945 9986 2056 0026 126
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 0105 8566 1746 0476 2746 4306 5847 2206 734
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9 47912 53516 86716 64116 95818 36819 45919 92019 831
2018 - - - - - - - -
20 040--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[52].)
Histogramme de l'évolution démographique

Éducation

La charte de la langue bretonne Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le . Le label de niveau 1 de la charte a été accordé à Lannion le .

À la rentrée 2018, 540 élèves étaient scolarisés dans des écoles Diwan et dans les classes bilingues[53].

Enseignement public

La ville possède 8 écoles maternelles publiques, 9 écoles primaires publiques, 2 collèges publics et un lycée public. Lannion possède également des établissements d'enseignement supérieur, tous associés à l'université de Rennes 1 : un IFSI-IFAS (institut de formation en soins infirmiers et aides-soignants), un IUT (Institut Universitaire de Technologie) et une école d'ingénieurs (École nationale supérieure des sciences appliquées et de technologie, ENSSAT).

Enseignement privé

À Lannion, il y a 2 écoles maternelles privées, 2 écoles primaires privées, un collège privé et un lycée privé.

L'école Diwan Lannuon (maternelle et primaire) a été créée en 1978 et est située à Loguivy. À la rentrée 2019, 106 élèves y sont scolarisés dans 5 classes.

Sports

La ville de Lannion a de nombreux équipements sportifs dont un stade d'eau vive pour la pratique du canoë-kayak.

Le club de canoë-kayak est un des meilleurs nationaux en slalom. Il est régulièrement dans les 3 meilleurs clubs lors des Championnats de France des clubs de Slalom. Plusieurs athlètes se sont illustrés sur la scène internationale : Sébastien Combot (médaille d'or aux championnats du monde 2007), Philippe Quémerais - Yann Le Pennec (5e aux Jeux olympiques 2004).

Le , la ville de Lannion dispose d'un espace aquatique ludique baptisé « Ti Dour », remplaçant l'ancienne piscine municipale (qui a définitivement fermé ses portes le ) à la place de l'ancien stade. Elle se trouve à quelques centaines de mètres de l'ancienne piscine. Elle dispose d'un toboggan, d'un espace sportif et d'un espace ludique.

La ville dispose aussi d'un club d'handibasket, le CTH Lannion, évoluant en première division du championnat de France et participant à la Coupe d'Europe. L'équipe première compte dans ces rangs plusieurs internationaux français, dont Franck Etavard (en sélection masculine) et Agniès Etavard (en sélection féminine).

La ville a été sacrée en « ville la plus sportive de France » dans sa catégorie des villes de moins de 20 000 habitants. Le challenge est organisé chaque année par le journal L'Équipe[54].

Économie


En 1960, l'implantation du Centre national d'étude des télécommunications (CNET, devenu France Télécom R&D, maintenant Orange Labs), imprime une forte orientation à l'industrie de la ville. D'autres entreprises de hautes technologies emboîtent le pas : Alcatel, Sagem

Cette affluence d'entreprises a aussi été propice à l'installation d'un IUT, l'IUT de Lannion, et d'une école d'ingénieurs en 1986 : l'ENSSAT (École nationale supérieure des sciences appliquées et de technologie). Lannion regroupe désormais une partie importante des activités de recherche en télécommunication en France, au sein de la technopole Anticipa, qui comporte plus d'une centaine de PME et PMI. Le siège du pôle de compétitivité à vocation mondiale, « Images et Réseaux » se trouve à Lannion[55], de même que la grappe d’entreprises Photonics Bretagne. La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Côtes-d'Armor. La synergie de ces organismes et associations permet au bassin de Lannion et du Trégor-Goëlo[56] d'être une référence en matière d'innovation dans différents secteurs :

Lannion est également la commune d'où le câble sous-marin « APOLLO undersea south cable » américain aboutit en France. Le site est considéré comme d'importance stratégique et vital pour les États-Unis selon un document secret émanant des révélations de télégrammes de la diplomatie américaine par WikiLeaks[57]. Le câble sous-marin WASACE Nord (en) reliant la France aux États-Unis, mis en service en 2014, part également de Lannion[58].

Lannion se trouve dans une zone géographique stratégique pour son économie. À mi-chemin entre Brest et Rennes, ces deux pôles économiques sont très fortement liés à Lannion pour le développement des technologies.

Culture locale et patrimoine


Édifices religieux

Lieux et monuments

Héraldique

Blasonnement :
D'azur à l'agneau pascal couché d'argent portant une croix haute d'or au guidon de gueules chargé de l'inscription LAUS DEO en lettres capitales aussi d'or.

Les armes de la ville reprennent la devise Laus deo soit « louange à Dieu ».

Personnalités liées à la commune

Radiophonie


Il y a une station radio FM locale nommée Océane FM (anciennement appelée Variation).

Notes et références


Notes

  1. Prononciation en français standard retranscrite phonémiquement selon la norme API.
  2. Dans cette roche avec « un fond à grain fin, de nuance bleu-gris verdâtre, à reflets argentés, riche en micas (chlorite, muscovite) soulignant la foliation, se détachent des cristaux feldspathiques blanchâtres (albite) ». Cf Louis Chauris, « Pour une géo-archéologie du Patrimoine : pierres, carrières et constructions en Bretagne. Troisième partie : Roches métamorphiques », Revue archéologique de l'Ouest, no 28,‎ , doi=10.4000/rao.1482.
  3. Diorite de Lanvellec, granodiorites de Bégard et Ploubezre sont essentiellement utilisés pour l'art funéraire.
  4. Emploi du granite du Yaudet et de schistes tuffacés.
  5. Aile nord de la façade : « mise en œuvre de trois granites du district de l'Île-Grande (blanc (type Enez Vran], rose-bistre [type Agathon] et rose-rougeâtre [type Woaswen]) en association aléatoire avec le granite porphyroïde du Yaudet ». L'escalier utilise les granites blancs et roses de l'Île-Grande. Cf Louis Chauris, op. cit., p. 10-11
  6. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Il s'agit de "tonneaux d'affrètement" ou "tonneaux de mer", chaque tonneau équivalent à 1,44 m³.
  9. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes

Références

  1. Carte géologique de la France au 1/50000 Fougères 13-17 , éditions du BRGM, 1981, p. 5
  2. De Mancellia, nom latin de la région du Maine, domaine structural de la partie nord-est du Massif armoricain dénommé en 1949 par le géologue Pierre Pruvost. Il est caractérisé par un Précambrien récent au sein duquel se sont mis en place des granitoïdes intrusifs antérieurement au dépôt des terrains paléozoïques ; ce domaine surélevé a été épargné par les transgressions marines du Cambrien.
  3. Géologie de la France, éditions du BRGM, , p. 11.
  4. François de Beaulieu, La Bretagne. La géologie, les milieux, la faune, la flore, les hommes, Delachaux et Niestlé, , p. 15.
  5. (en) Richard Simon D'Lemos, The Cadomian Orogeny, Geological Society Publishing House, , p. 128.
  6. Hubert Lardeux et Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 30.
  7. [PDF] J. Chantraine (coordinateur) et al., Carte géologique France (1/50 000), feuille Lannion (203) , éditions du BRGM, 1999, p. 89
  8. C. Barrois, Carte géologique à 1/80000, feuille Lannion (1re édit.), 1909.
  9. Louis Chauris, « Le granite porphyroïde de Porzpaul dans l'île d'Ouessant: un nouvel élément dans la ceinture des « granites rouges » du Massif armoricain (France) », Comptes Rendus de l'Académie des Sciences, Paris, iI, t. 313,‎ , p. 245-250.
  10. Chantraine, op. cit., p. 93
  11. Louis Chauris, « La pierre dans les constructions à Lannion », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. LXXXVI,‎ , p. 5 et 24 (lire en ligne ).
  12. Louis Chauris, op. cit., p.6
  13. « Union des Aéroports Français: Aéroport de Lannion (Statistiques) » , sur Aéroport.fr
  14. « Aéroport de Lannion. C’est la fin de la ligne Lannion-Paris » , sur ouest-france.fr
  15. « Unité urbaine 2020 de Lannion » , sur https://www.insee.fr/ (consulté le 8 novembre 2020)
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  20. Sophie Léon, « Nouvelles données sur les tumulus à pointes de flèche de l'Âge du bronze ancien des côtes d'Armor », Bulletin de la Société préhistorique française,‎ , p. Vol 94 N° 2 pp. 265-273
  21. « Lannion. Des maisons du néolithique découvertes » , sur Le Telegramme, (consulté le 2 septembre 2019)
  22. Y. Briand, P. de La Haye, Histoire de Lannion des origines au XIXème siècle, Lannion, Impram, 1974, réédité en 1987, 301 p., p. 14
  23. Anne Marchat et Michelle Le Brozec, Les mégalithes de l'arrondissement de Lannion, Rennes, Institut Culturel de Bretagne, , 102 p. (ISBN 2-86822-039-8), p. 23
  24. Nicolas Guillou, Les pêcheries refont surface, revue ArMen no 201, juillet-août 2014
  25. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, (ISBN 978-2-918135-37-1)
  26. « Guerres de religion (Ligue, Sainte-Union) Guingamp, Morlaix, Plestin, Lannion, Saint-Michel-en-Grève,.. » , sur www.infobretagne.com (consulté le 1er décembre 2016)
  27. Cette information est issue du document Liste des exceptés de l’amnistie de 1676 en Bretagne , disponible sur Wikisource.
  28. "L'état des marchandises et navires qui sont entrés dans le port et qui en sont sortis" document établi par le maître du port de Lannion, cité par André Le Pape et Jacques Roignant, "1850-1950. Un siècle de navigation au cabotage en Bretagne", Nature et Bretagne, Spézet, 1995, (ISBN 2-8525708-1-5)
  29. Jean Rohou, "Fils de ploucs", tome 2, 2007, éditions Ouest-France, (ISBN 978-27373-3908-0)
  30. "Le Grand Lannion, un mariage de raison", article du journal Le Télégramme: https://www.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/le-grand-lannion-un-mariage-de-raison-16-04-2011-1270548.php
  31. "A Lannion, la « mini-Silicon Valley » ne connaît pas la crise", article du journal Les Echos: https://www.lesechos.fr/18/02/2014/LesEchos/21629-092-ECH_a-lannion--la---mini-silicon-valley---ne-connait-pas-la-crise.htm#
  32. Renée-Laure Euzen, « Municipales à Lannion. Le maire sortant Paul Le Bihan, élu avec 52,28 % des voix : La liste Lannion, écologiste et solidaire est élue au premier tour des élections municipales 2020. Elle a obtenu 52,28 % des voix. La stratégie d’alliance de la gauche a payé », Ouest-France,‎ (lire en ligne , consulté le 6 décembre 2020) « En 2014, ils étaient partis dispersés. Cette fois, la gauche de la ville de Lannion (Côtes-d’Armor) a su faire alliance, et cela a payé. La liste « Lannion, écologiste et solidaire » rassemblait sous la même bannière le PS, le PC – son allié traditionnel – mais aussi les Verts et l’UDB. Face à elle, une liste d’ouverture menée par le marcheur Gaël Cornec. Ce nouveau venu sur la scène politique, qui se posait en « challenger » n’a pas réussi à déboulonner la gauche, au pouvoir dans la capitale du Trégor depuis plus de trente ans ».
  33. « Les maires de Lannion » , sur www.francegenweb.org (consulté le 3 avril 2012)
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  57. (en) http://www.wikileaks.ch/cable/2009/02/09STATE15113.html REQUEST FOR INFORMATION:CRITICAL FOREIGN DEPENDENCIES (CRITICAL INFRASTRUCTURE AND KEY RESOURCES LOCATED ABROAD, Wikileaks décembre 2010
  58. (en) 2012 Submarine Cable Map

Voir aussi


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Bibliographie

Liens externes










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