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Malines


Malines
(nl) Mechelen

L'hôtel de ville de Malines

Héraldique

Drapeau
Administration
Pays Belgique
Région  Région flamande
Communauté  Communauté flamande
Province  Province d'Anvers
Arrondissement Malines
Bourgmestre Bart Somers (OpenVLD)(2007-24)
Majorité OpenVLD-Groen-M+
(2018-24)
Sièges
VLD-Groen-M+
N-VA
Vlaams Belang
Sp.a
CD&V
PVDA
43 (2018-24)
25
7
4
3
3
1
Section Code postal
Malines
Walem
Heffen
Hombeek
Leest
Muizen
2800
2800
2801
2801
2811
2812
Code INS 12025
Zone téléphonique 015 - 03
Démographie
Gentilé Malinois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
86 304 ()
48,96 %
51,04 %
1 324 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,16 %
61,36 %
17,47 %
Étrangers 8,02 % ()
Taux de chômage 8,77 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 14 496 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
65,19 km2 (2005)
45,39 %
5,10 %
42,76 %
6,75 %
Localisation

Situation de la ville au sein de l'arrondissement de Malines et de la province d'Anvers.
Liens
Site officiel www.mechelen.be

Malines (en néerlandais : Mechelen, prononcé [ˈmɛxələ(n)], en allemand : Mecheln) est une commune et ville néerlandophone de Belgique située en Région flamande dans la province d'Anvers, chef-lieu de l'arrondissement.

Elle est depuis 1559 le siège de l'archidiocèse de Malines, devenu en 1962 l'archidiocèse de Malines-Bruxelles.

Sommaire

Géographie


Situation

La commune, avec en janvier 2014 plus de 80 000 habitants, est située sur les bords de la Dyle (affluent du Rupel) et du canal de Louvain.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Malines
Willebroek Rumst Wavre-Sainte-Catherine
Chapelle-au-Bois Bonheiden
Chapelle-au-Bois Zemst Boortmeerbeek

Voies de communication et transports

La gare ferroviaire principale est située par les lignes 25 de Bruxelles-Nord à Anvers-Luchtbal, 27 de Bruxelles-Nord à Anvers-Central via Machelen et Mortsel et 53 entre Schellebelle et Louvain. Conçue en 1835 pour être le centre du réseau ferroviaire belge naissant[1], cette gare bénéficie d'une desserte importante. La gare de Nekkerspoel, un peu plus au nord, est desservie par un nombre moins important de trains.

Les trains sont en correspondance avec les bus du réseau De Lijn qui assurent des liaisons urbaines et interurbaines.

L'autoroute E19 longe la ville à l'ouest et la desserte par les sorties Mechelen-Zuid (avec la route N109) et Mechelen-Noord (avec la route N16). Les autres routes principales qui traversent la ville sont la N1, la N14, la N15 et la N16.

Malines est située sur le Canal Louvain-Dyle.

Toponymie


La ville est nommée en néerlandais : Mechelen, en allemand : Mecheln, en latin : Mechlinia.

Histoire


Origines

La tradition veut que Malines ait été évangélisée au VIIe siècle par saint Rombaut, un moine venu d’Irlande dont la vie légendaire et les miracles sont retracés sur une série de panneaux peints visibles dans le déambulatoire de la cathédrale. À défaut de sources historiques fiables et de fouilles archéologiques probantes, les historiens de Malines en sont réduits à des conjectures et recourent à la géographie pour expliquer la genèse de la ville. Sur la rive gauche de la Dyle le terrain est légèrement surélevé, protégeant cette zone des inondations. C'est là que se serait développée au cours du Haut Moyen Âge, sinon à l'époque romaine un premier noyau d'habitat autour du Korenmarkt (Marché aux Grains)[2]. Sur la rive droite, fort marécageuse, se développa un deuxième noyau autour du chapitre de Saint-Rombaut. Vers 1300, on construisit une enceinte qui englobait toutes les paroisses de la ville. Pourvue de douze portes, elle se situait à l'emplacement de l'actuelle Ringlaan, le boulevard périphérique autour du centre historique de la ville.

Moyen Âge

La seigneurie de Malines fut longtemps une enclave de la principauté de Liège à l'intérieur du Duché de Brabant. Jusqu'au début du XIVe siècle, la seigneurie de Malines fut dominée par une puissante famille de propriétaires terriens, les Berthout, qui furent fréquemment en conflit avec les princes-évêques de Liège. Le dernier représentant de cette influente lignée fut Florent Berthout. En 1333, le comte de Flandre Louis de Nevers acheta la seigneurie de Malines au prince-évêque de Liège. Elle fut ensuite cédée au duc de Brabant. Par la Paix d'Ath, qui mit fin à la guerre de Succession de Brabant, Louis de Male la récupéra en 1357. À la mort de Louis en 1384, Malines revint finalement au duc de Bourgogne Philippe le Hardi qui avait épousé sa fille Marguerite.

Jean de Luxembourg (né vers 1400; † 28 juillet 1466) fut haut bailli de Malines. C’était alors la plus haute magistrature des Pays-Bas bourguignons.

Époque moderne

Déjà prospère grâce à sa situation sur la Dyle, elle devint sous Charles le Téméraire le siège d'une institution connue sous le nom de Parlement de Malines, qui constituait le tribunal souverain des Pays-Bas. Cette institution fut supprimée en 1477 par le Grand Privilège de Marie de Bourgogne. Elle sera rétablie en 1504 sous le nom de Grand Conseil de Malines. La ville atteignit son apogée au cours de la période pendant laquelle Marguerite d’Autriche, tante de Charles Quint, qui exerçait la gouvernance des Pays-Bas de 1507 à 1530, y résida.

En 1546, l'explosion de la Zandpoort, un entrepôt de poudre, fut une catastrophe pour la ville. Elle causa la mort de quelque 200 habitants ainsi que la destruction de nombreux immeubles[3]. Les palais de Marguerite d'York et de Marguerite d'Autriche, situés à proximité, furent gravement endommagés. Les années qui suivirent furent tout aussi néfastes pour la ville. Au cours des guerres de religion, les troupes espagnoles du duc d'Albe s'emparèrent de la ville et la mirent au pillage le . En 1580, les calvinistes reprirent la ville, qui retomba définitivement entre les mains des Espagnols d'Alexandre Farnèse en 1585. En 1559, la ville avait néanmoins profité de la réorganisation religieuse des Pays-Bas espagnols, devenant le siège de l'archidiocèse de Malines.

En 1746, le prince de Soubise s'avança vers Malines, qui, étant peu fortifiée, capitula immédiatement.

Le 27 brumaire an I (), après la victoire de Jemmapes, le général Stengel prend Malines.
Malines retourna sans combat dans les mains de l'Empereur du Saint-Empire romain germanique au printemps suivant. Le , les troupes françaises prennent une nouvelle fois Malines.

Après la conquête des Pays-Bas autrichiens par les armées de la Révolution française, la seigneurie de Malines fut incorporée en 1795 au département des Deux-Nèthes, la future province d'Anvers. Sous le régime napoléonien, l'enceinte médiévale fut démolie.

En 1798, lors de la guerre des Paysans, la ville est prise par les insurgés puis reprise par les Républicains le lendemain. 41 prisonniers sont fusillés devant la cathédrale.

Époque contemporaine

En 1835, la première ligne de chemin de fer public du continent européen relia Malines à Bruxelles.

En 1863, le Congrès de Malines réunit, à l'initiative du théologien bavarois Ignaz von Döllinger, plus de cent théologiens. Les débats prenant un tour de plus en plus libéral, le pape Pie IX ordonne la clôture du Congrès et publie le Syllabus errorum.

En 1914, la ville de Malines fut bombardée par les Allemands les 27 et (→ Grande Retraite).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1942 à 1944, la Caserne Lieutenant-Général Baron Dossin de Saint-Georges, mieux connue sous le nom de Caserne Dossin, servit, sous le nom de SS-Sammellager-Mecheln, de lieu de rassemblement pour 24 916 juifs et 351 tziganes de Belgique avant leur départ pour le camp d’extermination d’Auschwitz.

Héraldique


La ville possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 7 octobre 1986. Elles remplaçaient de plus anciennes armoiries octroyées le 6 décembre 1810, confirmées les 6 octobre 1819 et 18 décembre 1841. Ce sont les armoiries du domaine et du comté de Malines. Les armoiries aux pals rouges sont celles de la famille Berthout, seigneurs de Malines aux XIIe et XIIIe siècles. En 1490, l'empereur Frédéric III accorda à la ville l'utilisation d'un écusson avec l'aigle impérial.

Sur le sceau de la ville, datant de la même année, les nouvelles armoiries sont montrées, avec deux griffons comme supports. Ce sont les supports de la famille Habsbourg, empereurs du Saint-Empire romain germanique. La devise a également été ajoutée à la fin du XVe siècle.

Le blason du dragon est probablement dérivé des armoiries du Royaume d'Aragon qui présentaient également des pals rouges sur fond or (voir pour le blason la province de Valence en Espagne) mais qui n'avaient rien à voir avec la ville. Dans les nouvelles armoiries, le casque et l'emblème ont été remplacés par une couronne de comte pour le comté historique de Malines.

Aux XVIe et XVIIe siècles, l'aigle de l'écusson était souvent représenté avec deux têtes, mais celles-ci n'étaient jamais utilisées officiellement.

Napoléon a donné des armoiries à Malines en 1810, montrant le bouclier avec les pals, mais au lieu de l'aigle, un canton libre avec un N couronné, symbole des villes de seconde classe.

En 1819, les armoiries furent octroyées sans le support, qui fut ajouté en 1841. En 1986, le blason fut remplacé par une couronne.

Les armoiries de 1841 montraient le blason avec un dragon d'or. Les armoiries utilisaient également la devise "In fide constans" ("La Fidélité Constante"). Les armoiries actuelles montrent deux griffons comme supports et la traduction de la devise en néerlandais, "In trouwen vast".
Blasonnement : D'or à trois pals de gueules ; écu de cœur : d'or à un aigle de sable. L'écu surmonté d'une couronne d'or avec treize perles, dont trois sont surélevées, et retenues par deux griffons d'or, griffus et de gueules, le tout reposant sur un ruban d'or avec la devise IN TROUWEN VAST en lettres de sable. (Traduction libre)
Source du blasonnement : Heraldy of the World[4].



Politique et administration


Élections communales de 2018

Élection du conseil communal de Malines[5]
Parti Voix % +/- Sièges +/-
Open Vld - Groen 26 335 47,7 13,8
25 / 43
9
N-VA 9 067 16,4 6,8
7 / 43
3
VB 5 298 9,6 0,9
4 / 43
1
sp.a 5 052 9,2 9,0
3 / 43
5
CD&V 5 050 9,2 3,2
3 / 43
2
PVDA 2 454 4,4 1,4
1 / 43
1
Autres 1 920 3,5 2,9
0 / 43
0
Total 55 176 100,0 43 0

Démographie


Évolution démographique

Graphe de l'évolution de la population de la commune (la commune de Malines étant née de la fusion des anciennes communes de Malines, de Walem, d'Heffen, d'Hombeek, de Leest et de Muizen, les données ci-après intègrent les deux communes dans les données avant 1977).

Elle comptait, au , 87 329 habitants (42 822 hommes et 44 507 femmes), soit une densité de 1 339,61 habitants/km²[6] pour une superficie de 65,19 km².

Sports

Folklore

Événements

Chien

Une variété de chiens de berger belges, le Malinois, tire son nom de la région de Malines, où a commencé son élevage.

Culture et patrimoine


Monuments et lieux

La ville a conservé de nombreux monuments qui témoignent de son importance dans les siècles passés. Elle ne compte par exemple pas moins de trois hôtels de ville, ou plutôt maisons des échevins.

Monuments religieux

Monuments civils

Musées

Attractions

Gastronomie

Malines est une ville très gourmande. Il y a beaucoup de recettes qui sont célèbres. Par exemple, le coucou de Malines, les bières de Malines et des friandises typiques.

Le coucou de Malines

Une des spécialités malinoises les plus célèbres est le coucou de Malines. C’est un poulet à chair ferme au plumage gris et blanc. C’est une volaille de grande taille, massive et volumineuse. C’est une grosse productrice de chair blanche très fine. Le coucou malinois figure au menu de nombreux restaurants de la ville, accompagné de légumes primeurs ou d’une sauce à base de bière malinoise.

La bière de Malines

La bière la plus connue de Malines est la « Gouden Carolus » et la « Mechelschen Bruynen ». La Mechelschen Bruynen, ou Brune de Malines, était la bière préférée de Charles Quint, qui avait passé sa jeunesse à Malines. Même quand il était en Espagne ou en campagne militaire, il faisait envoyer sa bière préférée.

Ces bières sont brassées dans la brasserie « Het Anker », qui a une activité continue attestée depuis le XIVe siècle. Quant à la brasserie « Het Anker », elle célèbre chaque année l’anniversaire de Charles Quint en brassant une « Cuvée de l’empereur ».

Friandises

Les « Mechelse Maantjes » (« lunes de Malines ») sont des chocolats, tandis que la « Mechelse toren » ou « tour de Malines » est un biscuit sablé et qu'une « Marguerite » de Malines est un biscuit au citron.

Personnalités liées à la commune

Film tourné à Malines

Notes et références


  1. Louis Gillieaux, Les chemins de fer belges : hier, aujourd'hui, demain, Bruxelles, Racine, , 206 p. (ISBN 978-94-014-4805-5 et 9401448051, OCLC 1028582410 , lire en ligne ), p. 13
  2. Installé, Rombaut et Croenen 1997, p. 14-15
  3. Cet épisode est illustré dans Le Livre des miracles, publié à Augsbourg vers 1550. Réédité en 2013 par Till-Holger Borchert et Joshua P. Waterman
  4. https://www.heraldry-wiki.com/heraldrywiki/index.php?title=Mechelen
  5. « Lokale verkiezingen 2018 » , sur vlaanderenkiest.be (consulté le 22 novembre 2020)
  6. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
  7. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/population-bevolking-20190101.pdf
  8. Comme le musée est temporairement fermé, la poupée est conservée à l'office de tourisme de Malines
  9. Article du Monde
  10. au 1er régiment de chasseurs à cheval (Belgique)

Voir aussi


Articles connexes

Bibliographie

Liens externes

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Information à partir de: 24.01.2021 05:49:05 CET

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