Marignane


Marignane

La chapelle Notre-Dame-de-Pitié.

Blason
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence
Maire
Mandat
Éric Le Disses
2020-2026
Code postal 13700
Code commune 13054
Démographie
Gentilé Marignanais
Population
municipale
32 793 hab. (2018 )
Densité 1 416 hab./km2
Géographie
Coordonnées
Altitude 15 m
Min. 0 m
Max. 100 m
Superficie 23,16 km2
Unité urbaine Marseille-Aix-en-Provence
(banlieue)
Aire d'attraction Marseille - Aix-en-Provence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Marignane
(bureau centralisateur)
Législatives Douzième circonscription
Localisation
Liens
Site web marignane.fr

Marignane (en occitan provençal [maɾiˈɲanɔ], Marinhana selon la norme classique ou Marignano selon la norme mistralienne) est une commune française située dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, dans le département des Bouches-du-Rhône. Elle est baignée par les rives des étangs de Berre et de Bolmon et traversée par le canal du Rove.

La ville est connue dans la région pour héberger l'aéroport Marseille-Provence ainsi que le siège social et l'une des usines de conception et d'assemblage de la société Airbus Helicopters (anciennement Eurocopter), fabricant d'hélicoptères civils et militaires.

Sommaire

Géographie


Situation

Marignane est située au sud-est de l'étang de Berre, dans une plaine anciennement marécageuse bordée au sud par la chaîne de l'Estaque et à l'est par le plateau de l'Arbois. La ville est séparée de l'étang proprement dit par une lagune, l'étang de Bolmon ; la langue de terre entre les deux étangs, accessible depuis le nord de la ville, est dénommée le Jaï.

Elle est traversée d'est en ouest par le ruisseau de la Cadière et son affluent le Raumartin, ainsi que par le canal de Marseille au Rhône.

Le seul relief de la commune est un petit plateau, nommé la plaine[1] Notre-Dame, qui culmine à 104 mètres d'altitude, à l'est de la commune.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Marignane
Étang de Berre Étang de Berre Vitrolles
Châteauneuf-les-Martigues Saint-Victoret
Les Pennes-Mirabeau (par un quadripoint)
Châteauneuf-les-Martigues Gignac-la-Nerthe Gignac-la-Nerthe

Communications et transports

Marignane est située à proximité de deux axes autoroutiers :

La ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) Paris - Marseille passe sur le plateau de l'Arbois ; la gare d'Aix-en-Provence TGV est à 10 kilomètres de Marignane. La ligne classique Paris – Marseille touche la commune de Marignane, mais la gare de Pas-des-Lanciers n'est desservie que par quelques TER reliant Marseille à Avignon. L'ancienne ligne de Marignane à Martigues, gérée par la régie départementale des transports des Bouches-du-Rhône (RDT 13), assure encore le trafic de marchandises entre la Mède (raffinerie), la zone industrielle de Marignane (plusieurs raccordements) et la gare de Pas-des-Lanciers où elle se raccorde à la ligne Paris – Marseille.

L'aéroport Marseille-Provence est situé en quasi-totalité sur la commune de Marignane, bien qu'on n'y accède qu'en transitant par Saint-Victoret et Vitrolles. C'est un aéroport de classe internationale, qui dessert de nombreuses destinations françaises et étrangères.

Le canal de Marseille au Rhône traverse la partie sud-ouest de la commune. Sur ce tronçon il est navigable, mais la fermeture du tunnel du Rove le prive de tout trafic. Le port aménagé au quartier Saint-Pierre est inutilisé.

La ville a investi dans un réseau de transport différent appelé Zenibus. Malheureusement aujourd'hui cela crée plus de bouchons qu'une solution concrète aux transport en communs[2].

Climat

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1981–2010. Marignane connait un climat méditerranéen avec une saison humide très courte (48 jours de pluie par an) et ses températures fraîches la nuit mais assez chaudes le jour.

Tableau climatique de Marignane
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,9 3,6 6,2 9,1 13,1 16,6 19,4 19 15,7 12,4 7,2 4 10,8
Température moyenne (°C) 7,2 8,1 11 13,9 18 21,9 24,8 24,4 20,7 16,7 11,2 8 15
Température maximale moyenne (°C) 11,4 12,5 15,8 18,6 22,9 27,1 30,2 29,7 25,5 20,9 15,1 11,9 20,2
Record de froid (°C)
date du record
−12,4
07/01/1985
−16,8
12/02/1956
−10
07/03/1949
−2,4
05/04/1935
0
01/05/1960
5,4
09/06/1932
7,8
04/07/1948
8,1
29/08/1924
1
25/09/1931
−2,2
31/10/1941
−5,8
11/11/1921
−12,8
26/12/1940
−16,8
12/02/1956
Record de chaleur (°C)
date du record
19,9
19/01/2007
22,4
28/02/2019
25,4
28/03/1989
29,6
24/04/1947
34,9
24/05/2009
38,1
27/06/2019
39,7
26/07/1983
39,2
13/08/1922
34,3
05/09/1949
30,4
02/10/1997
25,2
05/11/1924
23
18/12/1983
39,7
26/07/1983
Ensoleillement (h) 145,1 173,7 238,7 244,5 292,9 333,4 369,1 327,4 258,6 187,1 152,5 134,9 2 857,8
Précipitations (mm) 48 31,4 30,4 54 41,1 24,5 9,2 31 77,1 67,2 55,7 45,8 515,4
Source : Données climatiques officielles à Marignane (moyennes mensuelles sur la période 1981-2010)
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Urbanisme


Typologie

Marignane est une commune urbaine[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, une agglomération inter-départementale regroupant 50 communes[6] et 1 596 326 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Marseille-Aix-en-Provence est la troisième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris et Lyon[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[9],[10].

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[11]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[12],[13].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (71,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (66,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (38,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (28,9 %), eaux maritimes (12,7 %), terres arables (7 %), zones agricoles hétérogènes (5,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,7 %), zones humides intérieures (1,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,7 %), prairies (0,3 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[15].

Histoire


Antiquité

À l'âge du bronze, les habitats étaient dispersés et aucune trace n'apparaît à ce jour sur Marignane sinon des traces plus anciennes du Chasséen au sud de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié (découvertes Sicard portées à la carte archéologique de la Gaule - CAG -).

Cette présence semble être liée à des événements particuliers plutôt qu'au mouvement général dû à l'expansion de la cité grecque de Massalia à la fin du VIe siècle av. J.-C.

Au second âge de fer, le territoire semble s'être organisé autour et depuis l'oppidum de Notre-Dame-de-Pitié, tardivement édifié vers 380 av. J.-C. et précocement abandonné vers 180 av. J.-C. Nous n'avons aujourd'hui aucune indication sur ce qu'était le territoire entre la fin de l'occupation de l'oppidum (180 av. J.-C.) et la fondation de la cité romaine par Caius Marius en 104 av. J.-C. avancée par Nicolas-Claude Fabri de Peiresc à la fin du XVIe siècle.

La première trace de la présence romaine concerne la christianisation de Marignane et de Berre-l'Étang. D'ailleurs plusieurs sites d'habitats étaient sur ce territoire à l'époque romaine.

Pomponius Mela (10 av. J.-C.54 apr. J.-C.), indique dans son traité de géographie la description des peuples et des pays des bords de la Méditerranée depuis la villa qu'il occupait dans le territoire du peuple des Aruas (Aryens).

La tradition rapportait que Marignane aurait été fondée par Caius Marius, général et homme politique romain. Pourtant, Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637), conseiller au Parlement d'Aix écrivit dans son Histoire Abrégée de Provence à propos de la ville :

« et pendant que les barbares estoient allés ravager l'Espagne, il (Caïus Marius) campa premièrement en Camargue, puis sur le bord de l'estang des Anatiques où il édifia Marignane et les Maritimes au port voisin »

— Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, Histoire Abrégée de Provence

Les écrits de l'abbé Roquebrune qui parle d'un effroyable massacre sur les flancs de la colline Notre Dame de Pitié pourraient alors correspondre aux combats, rapporté par Plutarque dans la Vie des hommes illustres, menés par Caius Marius lorsqu'il écrasa les Cimbres et les Teutons en 102 av. J.-C..

Des érudits locaux qui participèrent à l'élaboration de l'encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, retinrent pour leur part Marinius qui y avait séjourné dans la cité, comme fondateur de la ville. Marinius aurait donc donné son nom à Marignane lorsqu'il y meurt en 479. Ce dernier avait été nommé par Majorien (empereur romain de 456 à 461) pour commander les armées romaines qui étaient présentes dans la basse région rhodanienne. Marinius avait obtenu l'admiration de Rome par sa stratégique réussie contre les Huns à Badriacum. Sa dépouille fut ramenée à Rome par Bimardus.

Moyen Âge

Selon A. Longnon, à l'époque carolingienne (IXe siècle) et au Xe siècle, Marignana, Cadarascum, Istrum et Fossa étaient les seules villes autour de l'étang de Berre et, au début du règne de Henri Ier, en 1032, Marignana — avec les premiers chevaliers du pays d'Oc — et Fos étaient des fiefs.

Un château fut fondé sur les emprises d'une construction templière, hypothèse renforcée par le fait que Guillaume et Raymond des Baux furent de la première croisade et bienfaiteurs et membres de l'Ordre. Les Templiers avaient des biens dans cette seigneurie de Marignane et en particulier sur le site de Saint-Michel de Gignac, aujourd'hui sur la commune du Rove.[réf. nécessaire]

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l'Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur de Marignane, François des Baux, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis Ier[16].

Le miracle de Saint Isarn : après l’un de ses long parcours à cheval en Provence, Isarn, épuisé s’arrête au prieuré de Marignane. Le bedeau le reçu dans l’église et lui installa une couche dans la sacristie pour qu’il s’y repose. La Vie de Saint Isarn[1] rapporte que c’était lors d’une veillée liturgique à Marignane. Les dévotes priaient chacune devant son cierge. Alors que l’une d’elles s’était absentée, le clerc prit son cierge et le plaça au chevet de l’abbé pour qu’il ait de la lumière à son réveil. De retour, la dévote rentra dans une colère et protesta « J’ai apporté la chandelle pour Saint Victor, pas pour n’importe quel abbé », un miracle se produisit qui força la femme à laisser le cierge auprès de Saint-Isarn : elle s’empara violemment du cierge qui alors s’éteignit. Elle ne put jamais le rallumer sinon au chevet du saint. Le texte de la Vita rajoute : « c’est que Dieu avait visiblement préféré réserver (à Isarn) un luminaire destiné à son glorieux martyr ».

Ce témoignage est tiré de la Vita Isarni (la vie de saint Isarn) où elle est l’unique mention explicite du culte de saint Victor avec d’autre raison que de justifier un transfert de dévotion vers l’abbé Isarn.


[1] Vita Isarni, XX (35)

Marignane a révélé Marie à la Provence

Le mythe fondateur de la chrétienté locale, d'après Bouyala d'Arnaud

Quand les chrétiens de la région furent persécutés, ils auraient enfoui sous terre un vase de cristal contenant « quelques cheveux de la Vierge et… un peu de terre blanchie de son précieux lait ». Sur ce vase ils auraient eu soin de placer une inscription d’identité:

« Hic est de lacte et crine Beatae Virginis »

et le cachèrent secrètement.

Le massacre des chrétiens se passa mais il demeura caché et dans l'ignorance plusieurs siècles, jusques à ce que la Providence divine, en reconnaissance peut-être de ce que le bœuf avait échauffé son verbe dans l'étable de Bethléem, se servit d'un bœuf  de Marignane pour découvrir ce trésor environ l'année 1325.

Cet animal fortuné n'était pas plutôt  tiré de la charrue, que sans aller faire le tour du golfe qui est entre Marignane et Berre, il se plongeait dans la mer, et tirant sur l’autre rive, venait à la nage se prosterner au devant le dit lieu de la cache.

Ayant tiré ledit sacré vase, on le mit, après quelques miracles, dans son église où il a été révéré »

Et le bon abbé Martel qui a relaté cette histoire l’a fait précéder de ces six vers :

Si ce bœuf, ayant vu Marie,

En devint si fort amoureux

Que, pour son lait et ses cheveux,

Diverses fois risqua sa vie,

Nageant dessus la mer, sans crainte du trépas,

Serait pire qu’un bœuf qui ne l’aimerait pas !

Époque moderne

Les limites du territoire sous l'Ancien Régime, ne sont pas celles d'une cité avec ses bornes administratives telles que nous les connaissons aujourd'hui, elles sont celles de l'emprise du seigneur : la seigneurie.

Au sommet de son expansion territoriale, la seigneurie de Marignane recouvrait Marignane, mais aussi Saint-Victoret et les territoires de Gignac et du Rove allant jusqu'aux calanques méditerranéennes[17].

Marquisat érigé en 1647 en faveur de Jean-Baptiste de Covet de Marignane.

Révolution française

À Marignane, le comité de surveillance est institué en 1793. Il se recrute en partie chez les simples paysans, parfois illettrés, et son institution marque en quelque sorte l'apogée démocratique de la Révolution. Le comité, chargé de la surveillance de l'application des lois, consacre une grande part de son activité à les lire, les recopier, discuter de leur portée, et surtout à les faire connaître à l'ensemble de la population. Il participe ainsi à la formation politique et démocratique des citoyens[18].

Époque contemporaine

Politique et administration


Tendances politiques et résultats

Le 16 mars 2008, les élections municipales ont donné une majorité de 51,13 % à la liste conduite par Éric Le Dissès. Ce dernier, ancien responsable UMP, opposé à l'investiture accordée par son parti au maire sortant Daniel Simonpieri (divers droite, ex-Front National et MNR), avait formé une liste dissidente. La liste du socialiste Vincent Gomez arrive en deuxième position au premier tour, devant la liste de Daniel Simonpieri, qui se maintient au second tour. Cette triangulaire n'empêche pas Éric Le Dissès d'obtenir une majorité absolue de suffrages exprimés.

En mars 2014, la liste conduite par Éric Le Dissès l'emporte dès le premier tour avec 53,22 % des voix, face à quatre listes concurrentes[19].

Récapitulatif de résultats électoraux récents

Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 5e % 1er % 2e % 3e %
Municipales 2014 DVD 53,22 FN 17,82 PS 10,32 DVD 7,71 DVD 7,28 Pas de 2d tour
Européennes 2014[20] FN 49,33 UMP 19,41 PS 6,81 EELV 5,12 UDI 4,25 Tour unique
Régionales 2015[21] FN 57,63 LR 17,39 PS 10,57 EELV 4,89 AEI 3,28 FN 60,04 LR 39,96 Pas de 3e
Présidentielle 2017[22] FN 42,47 LFI 17,55 LR 15,78 EM 13,93 DLF 4,50 FN 60,26 EM 39,74 Pas de 3e
Législatives 2017[23] LR 30,81 FN 24,68 EM 19,03 FI 9,23 EXD 5,56 LR 71,47 EM 28,53 Pas de 3e
Européennes 2019[24] RN 46,76 LREM 12,76 EELV 7,53 FI 5,94 LR 5,22 Tour unique

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1995 Laurens Deleuil DVD Sénateur
1995 2008 Daniel Simonpieri FN, MNR puis DVD Conseiller général du canton de Marignane (1998-2011)
2008 En cours Éric Le Dissès LR Conseiller départemental, vice-président de
la communauté urbaine de Marseille

Jumelages

La ville de Marignane est jumelée avec[25] :

Le 9 novembre 2017, le maire de Marignane Éric Le Dissès a discuté à la chambre basse du parlement russe du projet de rapprochement entre sa ville et la ville criméenne d'Eupatoria[26]. La signature du protocole d'accord, le 15 mai 2018, a été dénoncé par le ministère des Affaires Étrangères comme une initiative personnelle, illégale au regard du droit international, et ne représentant pas la position de l'État français sur l'annexion de la Crimée par la Russie[27].

Population et société


Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[28],[Note 3]

En 2018, la commune comptait 32 793 habitants[Note 4], en diminution de 3,51 % par rapport à 2013 (Bouches-du-Rhône : +2,07 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5321 5751 6011 5981 6331 8571 9982 1892 183
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1972 2332 2072 2092 0481 8531 7821 7611 917
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8981 9561 9932 5172 5013 1843 5454 3445 316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
10 66420 04426 47731 10932 32534 00632 92134 39333 658
2018 - - - - - - - -
32 793--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

La ville accueille de nombreux salons au centre culturel Saint-Exupéry : collectionneurs, cartes postales, bien-être, énergies renouvelables, etc. Des foires ont également lieu sur le cours Mirabeau : plantes, gastronomie, vide-greniers, etc.

Sports

Personnalités liées à la commune

Économie


L'activité économique est dominé par le secteur industriel qui concentre 51 % des emplois salariés de la commune[31]. Deux groupes d'entreprises concentrent les emplois du secteur : Airbus Helicopters dont le siège social est à Marignane, et Daher.

Le deuxième secteur d'activité est le secteur tertiaire qui concentre 33 % des emplois salariés de la commune[31].

L'aéroport Marseille-Provence situé à Marignane, est un aéroport international qui dynamise l'activité économique de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur par le nombre important de ses dessertes et par l'importance du fret aérien.

La commune a été choisie par les acteurs locaux (entreprises et collectivités) pour développer de la recherche industrielle dans le cadre du projet Henri-Fabre[32]. Ce projet s'inscrit dans le développement des pôle de compétitivité en France au sein du pôle Pegase PACA.

Culture et patrimoine


Héraldique

Blasonnement :
d'azur à la lettre M capitale d'or surmontée d'une étoile du même[33].

Lieux et monuments

Monuments entrants dans le patrimoine industriel du XXe siècle

« C'est dans ce château, que sur ordre du jeune roi Charles IX (23 novembre 1561), le comte de Tende, seigneur de Marignane, gouverneur de Provence, tiendra Nostradamus en prison. De passage à Salon-de-Provence le 16 décembre 1561, le comte fit arrêter Nostradamus et l'emmena avec lui dans son château de Marignane. Les deux hommes étaient amis, et l'emprisonnement tenait plus de la mise en résidence ! Le 18 décembre suivant, Claude de Tendre écrira au roi : « Au regard de Nostradamus, je l'ay faict saisir et est avecques moi, luy ayant deffendu de faire plus almanacz et pronstications, ce qu'il m'a promis. Il vous plaira me mander ce qu'il vous plaist que j'en fasse. » Nostradamus avait en effet publié ses prédictions pour 1562 sans l'imprimatur, ce qui avait mis le pape alors à Avignon dans une colère folle au point d'avoir recours au roi. »
— Marcel Germain, Marignane inventaire du patrimoine, 2005.

Monuments religieux

La chapelle est restaurée en septembre 2015 ; retrouve ses ex-voto et son tableau de la Pietà.

Patrimoine culturel

La ville possède un musée d'Histoire, d'Art et de Traditions populaires au 14 rue Covet. Il compte de nombreuses salles : archéologie, objets religieux, matériel agricole, traditions locales et provençales, militaria, aviation, chasse, pêche, canal du Rove, etc. Ce musée a été dénommé Albert Reynaud du nom de son fondateur en 2013.

Dans le courant de l'année 2014, le musée Raimu (comédien de théâtre et de cinéma 1883-1946) s'est ouvert cours Mirabeau.

Patrimoine naturel

Marignane est située au bord de l'étang de Berre, sur son territoire se trouve l'étang de Bolmon et les marais des Paluns. Ces milieux naturels classés en zone protégée humide sont la propriété du Conservatoire du littoral ; l'on y trouve de nombreuses espèces d'oiseaux aquatiques visibles d'un observatoire aménagé.

Notes et références


Notes

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références

  1. Le mot provençal plan, qui signifie « plateau » (cf. le plan de Canjuers), est malencontreusement traduit par « plaine » en français (cf. la Plaine à Marseille)
  2. « Sous la critique, le Zenibus tente de garder le cap », LaProvence.com,‎ (lire en ligne , consulté le 24 février 2017)
  3. « Zonage rural » , sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Commune urbaine-définition » , sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité » , sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  6. « Unité urbaine 2020 de Marseille-Aix-en-Provence » , sur https://www.insee.fr/ (consulté le 24 mars 2021).
  7. « Base des unités urbaines 2020 » , sur www.insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines » , sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020. » , sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
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Bibliographie


Filmographie


Voir aussi


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