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Saint-Brieuc


Saint-Brieuc
De haut en bas, de gauche à droite : l'hôtel de ville de Saint-Brieuc, une vue du centre historique de Saint-Brieuc, le port du Légué.

Blason
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
(préfecture)
Arrondissement Saint-Brieuc
(chef-lieu)
Intercommunalité Saint-Brieuc Armor Agglomération
(siège)
Maire
Mandat
Hervé Guihard
2020-2026
Code postal 22000
Code commune 22278
Démographie
Gentilé Briochin(e)
Population
municipale
44 372 hab. (2017 )
Densité 2 028 hab./km2
Population
agglomération
94 236 hab. (2017)
Géographie
Coordonnées
Altitude Min. 0 m
Max. 134 m
Superficie 21,88 km2
Unité urbaine Saint-Brieuc
(ville-centre)
Aire d'attraction Saint-Brieuc
(commune-centre)
Élections
Départementales Cantons de Saint-Brieuc-1 et de Saint-Brieuc-2
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
Liens
Site web saint-brieuc.fr

Saint-Brieuc (/sɛ̃.bʁi.jø/[1]) est une commune française située en Bretagne, dans l'Ouest de la France. Préfecture des Côtes-d'Armor, elle en est également la ville la plus peuplée avec une population de presque 45 000 habitants (2016) appelés les Briochins et Briochines. Avec 171 721 habitants (2013), l'aire urbaine briochine est la plus peuplée du département. La ville donne son nom à la baie de Saint-Brieuc.

Sommaire

Géographie


Saint-Brieuc a été étudiée par le géographe Iwan Le Clec'h dans le cadre de sa thèse de doctorat sur la modification de l'appareil commercial sous l'influence de la périurbanisation[2]. Cette thèse a fait l'objet d'un article de synthèse dans la revue Géoconfluences. L'auteur y montre la recomposition de l'offre commerciale sous l'effet des mobilités automobiles des habitants de l'aire urbaine de Saint-Brieuc[3].

Localisation

La ville est située au bord de la Manche, au fond d'une baie à laquelle elle donne son nom (baie de Saint-Brieuc).

À 144 kilomètres de Brest et 99 de Rennes, la commune est traversée par la route nationale 12, au kilomètre 416.

Saint-Brieuc est traversée par deux vallées où coulent les rivières Gouët et Gouédic. Le relief de la ville (altitude maximale de 134 m au réservoir de Berrien), avec ses deux vallées encaissées, a conduit à la construction de plusieurs ponts, notamment les deux viaducs de la nationale 12 inaugurés en 1980.

Saint-Brieuc est desservie par le train (TER et TGV) sur la ligne de Paris à Brest. La ville est en moyenne à h 10 min de train de la capitale française[4].

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Saint-Brieuc
Plérin Plérin Manche
Ploufragan Langueux
Ploufragan Trégueux Trégueux

Cadre géologique

Saint-Brieuc est localisée dans la partie médiane du domaine nord armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagne successives. Le site géologique de Saint-Brieuc se situe plus précisément dans un bassin sédimentaire essentiellement briovérien (constitué de formations volcano-sédimentaires) limité au nord-est par un important massif granitique cadomien, le batholite du Trégor, et au sud-ouest le pluton de Lanhélin qui font partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[Note 1],[6].

L'histoire géologique de la région est marquée par le cycle cadomien (entre 750 et 540 Ma) qui se traduit par la surrection de la chaîne cadomienne qui devait culminer à environ 4 000 m[7]. À la fin du Précambrien supérieur, les sédiments briovériens environnants sont fortement déformés, plissés et métamorphisés par l'orogenèse cadomienne, formant essentiellement des schistes et des gneiss[8]. Les massifs granitiques du Mancellien[9] scellent la fin de la déformation ductile de l'orogenèse cadomienne[10].

L'unité de Saint-Brieuc comporte ainsi, au-dessus d'un socle granitique (750-650 Ma), une épaisse séquence volcanique et sédimentaire (600 Ma)[11], elle-même intrudée par de nombreux plutons gabbro-dioritiques (580 Ma) contemporains de la déformation[12]. Cette unité correspond à la subduction d'un domaine océanique au nord avec la marge septentrionale du Gondwana, ayant formé soit un bassin intra-arc, soit une zone de chevauchement, les deux hypothèses restant débattues[13].

Ces roches volcaniques sont bien visibles à Yffiniac, au niveau de l'anse d'Yffiniac (poudingues au nord de l'Hôtellerie à Hillion[14], tufs schistosés de la presqu'île d'Hillion) et de la carrière du Vaugas où affleurent des leptynites acides[15], des amphibolites à grenat de haut métamorphique[16], alternant avec des gneiss dioritiques, des gabbros[17] et quelques cumulats ultrabasiques. « Cette carrière donne une bonne image du complexe métamorphique et plutonique qui constitue le fond de la baie de Saint-Brieuc[18] ».

Touristiquement, les principaux aspects de la géologie de cette bande côtière peuvent être abordés au cours de promenades géologiques qui permettent d'observer sur un espace réduit des roches d'âge et de nature différents, des structures géologiques (cisaillement, faille, pli, schistosité) témoins de phénomènes géologiques d'ampleur (magmatisme, tectogenèse, métamorphisme, érosion…)[19].

Climat

La ville de Saint-Brieuc est soumise à un climat doux (température moyenne de 11 °C), de type océanique, caractérisé par une atténuation des températures extrêmes et une grande instabilité des types de temps. La ligne de crêtes qui correspond à la ligne de partage des eaux, peu éloignée de la côte, est aussi une limite climatique (pluviométrique et thermique). L’influence maritime réduit les amplitudes thermiques journalières et annuelles (le maximum de la température moyenne s'élève à 14,4 °C ; son minimum à 7,6 °C). Les températures minimales moyennes sont atteintes en février (2,3 °C) et les maximales moyennes en août (20,1 °C). Les jours de gel sont rares et les températures inférieures à −7 °C brèves et exceptionnelles (Zone 9 de rusticité des plantes).

La baie de Saint-Brieuc est une des régions les moins arrosées de Bretagne avec une pluviométrie annuelle moyenne de 697 mm. Les pluies décroissent de février à juin pour atteindre leur minimum en juillet (28 mm). Les mois de décembre et janvier sont les plus arrosés (83 et 76,3 mm), ces moyennes cachant une grande variabilité[20]. Les pluies sont peu abondantes et les orages sont rares, la neige est exceptionnelle.

Saint-Brieuc, 135 m, 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 3,1 4,4 5,3 8,2 12,7 14,4 12,8 11,2 9 5,9 3,7 7,6
Température maximale moyenne (°C) 8,4 8,8 11,1 12,8 15,9 21,1 24,8 21,2 19,1 15,6 11,6 9 14,5
Précipitations (mm) 79,4 68 56,6 63,8 64,5 45,2 44,8 40,8 58,1 82,1 83,7 98,2 776,2
Source : « données climatiques » , sur Météo-France (consulté en juin 2013)


Les vents dominants sont principalement de secteur ouest et secondairement de secteur est - nord-est. La répartition saisonnière des vents est telle que la fréquence des vents forts de secteur ouest est distribuée au cours de l’année suivant l’ordre : hiver, automne, printemps, été. Pour le secteur est, les saisons s’ordonnent différemment : hiver, printemps, automne, été. Les coups de vent (vitesse supérieure à 25 m/s soit 90 km/h) de secteur ouest ont lieu principalement en hiver et à l’automne, tandis que ceux du secteur est ont lieu en hiver et au printemps. Du fait de la configuration de la baie, il y a renforcement des vents de direction méridienne (nord-sud) au détriment des vents de direction ouest et est.

La houle résulte de l’action du vent au large et dépend principalement de la topographie des fonds. De par sa morphologie, la baie de Saint-Brieuc est très exposée à la houle. Toutefois, l’amortissement des houles est presque total lorsqu’elles atteignent le fond de la baie. Ce n’est qu’en période de tempête que le fond de la baie est concerné par les houles. Dans ce cas, il peut être atteint par des vagues de hauteur exceptionnelle, en particulier sur la côte orientale.

En zone subtidale (toujours immergée), la température moyenne mensuelle des eaux de fond est minimale en février-mars (8,7 °C d’après Lehay, 1989). La masse d’eau est déstratifiée sur la verticale en hiver, mais présente un gradient horizontal de température croissant d’est en ouest de 0,5 à °C. Le réchauffement printanier des eaux se traduit par la formation d’une thermocline en mai-juin. Le maximum thermique (voisin de 17,5 °C) est atteint en août. La baie de Saint-Brieuc est caractérisée, comme la baie du Mont-Saint-Michel, par des eaux plus chaudes en été et plus froides en hiver que le reste de la Manche. En fond de baie (zone intertitale), la température varie de 5,7 à 20,9 °C (données enregistrées en 2005-2006 à la pointe des Guettes, à Hillion). En surface, la température peut atteindre 24 °C en juillet (données mesurées en surface, à Saint-Guimont, sur la commune d'Hillion en 2005-2007).

Le [21], un orage d'une rare violence frappa durement la ville de Saint-Brieuc. Tous les bassins versants convergèrent vers la place de la Grille. Des torrents d'eau ravageant sur leur passage la rue des Trois-Frères-Le Goff et la vieille côte de Gouët charrièrent des pierres et des gravats jusqu'au pont de Gouët. La rue du Port-Favigo subit le même sort.

Voies de communication et transports

La ville est située sur la RN 12 (l'E50), à l'extrémité de l'E401 et de la D 700 (Saint-Brieuc-Loudéac). Elle est contournée par la rocade de Saint-Brieuc.

L'aéroport de Saint-Brieuc Armor (code AITA : SBK • code OACI : LFRT), est situé à 12 km de la ville sur la commune de Trémuson.

Elle possède une gare SNCF située sur la Ligne Paris - Brest. Sur cette ligne elle est ainsi reliée à Brest d'une part, Rennes et Paris d'autre part. Ont également pour origine la gare de Saint-Brieuc des TER vers Dinan (bifurcation à Lamballe) et Lannion (bifurcation à Plouaret).

Saint-Brieuc possède, avec son agglomération, un service de transports urbains : les Transports urbains briochins, ou TUB. Elle est reliée au reste de l'agglomération grâce aux 18 lignes régulières et une ligne estivale, des cinq lignes de soirée et deux lignes dominicales du réseau. Toutes ces lignes transitaient par la « gare urbaine », ou gare routière, située près de la place du Guesclin et du centre commercial Les Champs, jusqu'à être remplacée en 2019 par la « gare Routière Robien » située au sud de la gare férrovière. Le réseau départemental Ti'Bus voit la majorité de ses lignes partir de Saint-Brieuc.

Urbanisme


Typologie

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Saint-Brieuc est une commune urbaine[Note 2]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Saint-Brieuc, une agglomération intra-départementale regroupant 9 communes[22] et 95 528 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[23],[24].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Brieuc, dont elle est la commune-centre[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 51 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[25],[26].

Morphologie urbaine

Saint-Brieuc possède en plus grande partie des habitations ainsi que des zones commerciales et industrielles. Cependant, il y a également des zones vertes comme le Bois Boissel, la vallée du Gouëdic ou encore la zone de Berrien.

Quartiers

Saint-Brieuc comporte 21 quartiers. Chacun d'eux se compose de sous-quartiers. Ils sont différenciés dans quatre secteurs.

Secteurs Quartiers Sous-quartiers
Secteur Nord Cesson Corniche, La Tour, Les Grèves
Europe
Ginglin Chaptal, Pôle universitaire-IUT, La Ville Bernard, La Ville Hingant
La Ville-Bastard
Plateau central Balzac, Le Plateau,
Secteur Sud Gouédic - Beaufeuillage Gouédic, Racine, Sainte-Thérèse, Stade Fred-Aubert, Les Villes Dorées
La Croix-Lambert Bonnets Rouges, Hôpital
La Croix Saint-Lambert - Collège Établette
La Croix Saint-Lambert - Pavillon Champs-de-Pies, La Ville-Audry
La Ville Bougault - Beauvallon Beauvallon, L'Ourme, La Ville-Bougault
La Ville Oger
Zone industrielle
Secteur Ouest La Ville Jouha Coquelin
Les Villages Berrien, Espace commercial, Vau-Méno, Point-du-Jour, Plaines Villes
Robien
Saint-Jouan - Waron La Ville-d'Ys
La Ville Hellio - La Tour d'Auvergne
Secteur Centre Centre Charner, Gare urbaine, La Gare, Saint-Charles
Le Légué Moulin à papier, Surcouf
Notre-Dame Tertre Notre-Dame
Saint-Michel Cimetière, Tertre Aubée

Projets d'aménagement

Toponymie


Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Briocus en 1032, Sancti Briocci en 1092, Saint-Brieux en 1220 Saint Brieux et Saint Brieuc en 1235, Seine Briout en 1284, Saint Briouc en 1294, Saint Brieuc la cité en 1296, Saint Brieuc en 1304, Saent Bryoc en 1305, Saint Brioux en 1306, Saint Briouch en 1321, Sanctum Briocum de Vallibus en 1330, Saint Brieuc en 1356, Saint Brieu en 1364, Saint Brieuc en 1364 et en 1373, Saint Brieu en 1375, Saint Briouc en 1378 et en 1379, Saint Briou, Saint Brieux et Saint Brieuc en 1406, Saint Brieuc des Vaux en 1407, Saint Brieu en 1409 et en 1410, Seint Biriok en 1410, de Sancto Brieuco en 1411, Sainct Briou en 1417, Saint Brieuc et Saint Brieu en 1420, Saint Briou et Saint Briouc en 1423, Saint Brieul, Saint Brieux en 1462, Saint Brieu en 1513, Saint Brieux, Saint Brieux et Saint-Brieu en 1535, Saint Brieu en 1565, 1636, et en 1709[28].

La ville tient son nom du moine gallois Brioc, son fondateur. Le futur saint fonda, à la fin de sa vie, un monastère à l'emplacement, ou tout proche, de l'actuelle cathédrale.

Sant-Brieg en breton[28].

Histoire


Préhistoire et Antiquité

Le territoire de la commune est occupé depuis le Néolithique. On y a découvert plusieurs souterrains du second âge du fer (en 1850 au Rocher Martin, en 1900 au Tertre Aubé). Les souterrains ont livré divers tessons de poteries.

Sur le site de la Tour de Cesson, on a trouvé en 1832 et 1847 des tuiles à rebord, des fragments d'armes, du ciment et des monnaies romaines (Gallien, Claude II, Tétricus, Valérien). Au nord de la tour, vers l'extrémité de la pointe, une vaste enceinte trapézoïdale détruite de 420 mètres, renforcée par un second retranchement a été interprétée comme romaine. Le site de la tour n'a jamais été fouillé intégralement, malgré son évident intérêt archéologique et historique.

D'autres sites d'origine romaine, avec présence de briques, de tegulae et de monnaies, sont signalés sur la commune (Saint-Jouan, Le Tertre Buet, La Ville-Oger, la Ville Ginglin). Sur le plateau de Gouédic, il a été découvert en 1872 une vaste enceinte ovale de 98 m x 89 m. Des fragments de briques et de poteries romaines ont été trouvées sur le site, ainsi que des « pains de granit » ayant subi l'action du feu.

On note de nombreux autres sites gallo-romains aux alentours de la commune. Notamment, les traces d'une villa gallo-romaine ont été découvertes en 2007 à Ploufragan [29] lors de travaux routiers. C'est un édifice à vocation résidentielle et agricole, s'organisant en U autour d'une cour centrale. La villa est un assemblage de pavillons reliés par des galeries couvertes. Elle comprenait une grande salle en forme de demi-cercle, campée à l'ouest. Les premières traces d'occupation du site remontent à la période gauloise. Elles consistent en un enclos entouré de plusieurs fosses, correspondant aux vestiges d'un habitat réalisé en matériaux périssables, bois et terre. Ces aménagements antiques ont été remplacés, au cours du Ier siècle de notre ère par une ferme gallo-romaine, évoluant au fil des années pour aboutir à la création de la grande villa.

On note aussi la redécouverte récente d'une villa au centre hélio-marin de Plérin ou les très nombreuses traces d'occupation romaine sur la commune de Hillion. Un pont romain subsiste encore sur la commune proche de Plédran (Pont Chéra), sur la voie romaine conduisant à Vorgium (aujourd'hui Carhaix-Plouguer).

La fondation de Saint-Brieuc

La ville tient son nom du moine Brioc, dont l'hagiographie repose sur la Vita Briocii, récit rédigé vers 1050 vraisemblablement à l'abbaye Saint-Serge d'Angers, où les reliques du saint ont été transférées sous le règne du roi breton Erispoë.

Le texte de la Vita Briocii est peu fiable, notamment en ce qui concerne les dates. Il est possible que Brioc, originaire du Ceredigion (Pays de Galles actuel) se soit installé sur les hauteurs aux alentours de 480[30] et qu'il y ait fondé un monastère, près d'où se trouve aujourd'hui la Fontaine Saint-Brieuc.

Le porche de cette fontaine fut édifié en 1420 par Marguerite de Clisson, comtesse de Penthièvre.

Moyen Âge

En 848, le roi breton Nominoë effectua un remaniement des évêchés sous sa coupe, après le départ des Normands. C'est à cette date que fut fondé l'évêché de Saint-Brieuc. Les reliques de saint Brieuc, qui avaient été mises en sûreté à l'époque de l'invasion des Normands, reviennent dans la ville en 1210. Une procession est organisée, suivie d'une grande fête populaire.

1220 : élévation à l'épiscopat de Guillaume Pinchon, un des plus grands artisans de la construction de la cathédrale. Il mourut en 1234 et fut canonisé dès 1247 (saint Guillaume) par le pape Innocent IV sans voir l'achèvement de son œuvre par son successeur, Philippe, en 1248. Il s'agit du premier saint d'Armorique canonisé à Rome. La cathédrale fut construite du XIIIe siècle au XVIIIe siècle (évêques de la ville).

1355 : détruit dans un incendie, le chœur de la cathédrale est reconstruit en deux ans sous les épiscopats de Guy de Montfort et de Hugues de Montrelais.

1375 : Saint-Brieuc est assiégée durant quinze jours par le duc de Bretagne Jean de Montfort et les barons et chevaliers d'Angleterre, les mineurs finirent par entrer dans la ville après avoir fait tomber un pan des remparts[31].

Au Moyen Âge, en l'absence d'égouts, des rues étaient destinées à l'évacuation des déchets et eaux usées à l'air libre, les ingoguets. Leurs flux se mêlaient à ceux des ruisseaux et rivières aussi appelés « merderons », comme le Jouallan, la Grenouillère et le ru de Saint-Gouëno[32]. L'absence d'urbanisme pensé et respecté se manifeste aussi dans les constructions parasitaires adossées à la cathédrale favorisant les incendies[33]. Les modes de construction favorisaient les incendies : cela va du mode de couverture le plus répandu, les roz ou roseaux séchés[34], à l'utilisation de panneaux de bois, abondant, et dont les qualités d'isolation thermique et esthétique (notamment quand ils sont sculptés) étaient recherchées[35].

Époque moderne

En 1592, la plaine Saint-Michel au nord de la ville devient le lieu de la première bataille rangée des guerres de la Ligue en Bretagne (la bataille de Craon au printemps 1592 s'étant déroulée en Mayenne). Elle oppose une armée ligueuse commandée par Saint-Laurent d'Avaugour aux troupes de René de Rieux, sieur de Sourdéac. Les ligueurs qui assiégeaient la tour de Cesson y sont défaits. Certains d'entre eux, retranchés dans la cathédrale y détruisent les archives alors détenues.

En 1598, à la suite des guerres de Religion, la décision de détruire la place forte de la Tour de Cesson est prise. Ses ruines dominent toujours la baie de Saint-Brieuc. L'administration municipale est mise en place à la fin de ce siècle.

Au XVIIIe siècle la seigneurie de Berrien [Berrien] appartenait à la famille Le Nepvou de Kerfort (par exemple Jacques Le Nepvou, écuyer, né en 1674 à Saint-Brieuc, décédé en 1731 à Saint-Brieuc, était seigneur de Berrien et de Kerfort [Carfort])[36].

Révolution française

En 1790, sous la Révolution française, Saint-Brieuc devient le chef-lieu du département des Côtes-du-Nord (renommé Côtes-d'Armor le ). Parmi les personnages politiques notables de l'époque, on peut noter Palasne de Champeaux et Poulain de Corbion qui furent élus députés du Tiers état en 1789.

Durant cette période, la commune porta provisoirement le nom de Port-Brieuc[37].

En 1793, pendant la Terreur, la guerre civile entre les Chouans et les Bleus fit rage. Dans la nuit du 5 brumaire an VIII (), une troupe de chouans délivra de la prison de la ville des prisonniers royalistes condamnés à mort. Le procureur Poulain de Corbion, ancien maire de la ville (1779-1789), fut tué au cours de cette nuit du combat de Saint-Brieuc.

Le XIXe siècle

Le XXe siècle

La Première Guerre mondiale

Saint-Brieuc était alors une ville de garnison (le 71e régiment d'infanterie y était basé).

Le monument aux morts de Saint-Brieuc porte les noms de 685 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[39]. Parmi eux, les trois frères Henri, Paul et Élie Le Goff, tous les trois sculpteurs[40].

Henri Cren, né en 1890 à Saint-Brieuc, soldat au 2e régiment d'infanterie, fut fusillé pour l'exemple le à Vienne-le-Château (Marne) pour « abandon de poste »[41].

Le 71e régiment d'infanterie, basé à Saint-Brieuc, a compté 2 427 morts bretons pendant la Première Guerre mondiale, sans compter les morts de son régiment de réserve, le 271e régiment d'infanterie ; le 74e régiment d'infanterie territoriale, aussi basé à Saint-Brieuc, en a compté 599[42].

L'Entre-deux-guerres

La Seconde guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Brieuc porte les noms de 247 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[39].

Parmi les soldats originaires de Saint-Brieuc tués pendant la Seconde Guerre mondiale, le nom du capitaine Frédéric Aubert[43] a été donné à un stade de Saint-Brieuc ; Robert Lefebvre a été tué le à Oost Kapelle (Pays-Bas)[44].

De nombreux Briochins ont participé à la Résistance : parmi eux, les résistants du lycée Anatole-Le-Braz arrêtés le , l'abbé Eugène Fleury, alias "Victor", torturé par la Gestapo, puis fusillé le dans le bois de Malaunay près de Guingamp[45], Mireille Chrisostome[46], Yves Salaün[47], Pierre Le Gorrec[48], etc. D'autres ont été déportés et beaucoup sont morts en déportation comme Léon Sinais[49], Yvette Le Quéinec[50], Simone Jezequel[51], Auguste Régent[52], le pasteur Yves Crespin[53], etc. Vingt-six cheminots de Saint-Brieuc ont été tués par faits de guerre, fusillés ou sont morts en déportation[54]. Marie et Elisa Josse protègent et cachent un juif à Saint-Brieuc, elles sont reconnues Justes parmi les nations[55].

La Libération de Saint-Brieuc par les troupes américaines du général George Patton survint le . Des combats ont lieu entre les Allemands (notamment avec les Russes blancs de l'armée Vlassov) et les FFI depuis le , provoquant la mort ce jour-là de 5 résistants (Joseph François, Alexandre Le Couédic, Yves Le Roy, Jean Poilpot, Massimo Tognon)[56] et d'un autre le lendemain (Maurice Chambrin)[57].

L'après-Seconde-guerre-mondiale

Quatre soldats originaires de Saint-Brieuc sont morts pendant la guerre d'Indochine, vingt personnes pendant la guerre d'Algérie[39] et deux au Liban : Henri Perrot[58] et Vincent Daubé[59].

Le XXIe siècle

Histoire linguistique

Saint-Brieuc est actuellement presque uniquement francophone. Cependant avec 3 % de locuteurs bretons, le pays de Saint-Brieuc est le pays de Haute-Bretagne où l'utilisation de la langue bretonne est la plus fréquente[61].

Lieu de marchés et ville épiscopale, Saint-Brieuc fut en effet pendant sept siècles un lieu de rencontre de populations originaires des campagnes francophones et bretonnantes. Les évêques et les nobles du Penthièvre étaient probablement quant à eux déjà francophones à la fin du XIIIe siècle, tout comme les ducs de Bretagne.

En 1545, un marin de La Rochelle, Jean Fontenaud décrit dans sa cosmographie la Bretagne bretonnante comme partant de Saint-Brieuc et arrivant au Croisic (44) : « De Croisil à Saint-Brieuc, la Basse Bretagne est nation de gens sur soy et n'ont d'amitié à autres nulles nations. Sont gens de grand penne et travail. ».

En 1588, une carte décrit la limite entre langue bretonne et français à Binic. Il semble que les marins briochins aient conservé l'usage de la langue bretonne, à la différence du reste de la population, ou bien que Saint Brieuc fut une enclave bretonnante dans une campagne francophone.

En 1636, François-Nicolas Baudot Dubuisson-Aubenay indique dans son Itinéraire de Bretagne que la moitié des habitants connaît la langue bretonne en plus du français : « En la ville on parle moitié breton ; mais tout le monde scait françois »[62]. À partir des années 1800, de nombreux bretonnants émigrent vers la commune, chef-lieu du département, contribuant à maintenir l'usage du breton dans la cité.

En 1843, dans leurs ajouts au Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne les continuateurs de Jean-Baptiste Ogée indiquent qu'à Saint-Brieuc au milieu du XIXe siècle si l'« on parle le français », « le breton est familier aux classes ouvrières. »[63].

Une enquête réalisée en 1988 a indiqué la présence d'environ 7 000 bretonnants dans l'agglomération briochine.

Politique et administration


Saint-Brieuc est chef-lieu du département des Côtes-d'Armor et de l'arrondissement de Saint-Brieuc. Elle fait également partie de Saint-Brieuc Armor Agglomération. En 2010, la commune de Saint-Brieuc a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[64].

Tendances politiques et résultats

Récapitulatif de résultats électoraux récents

Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e %
Municipales 2014 MoDem 49,40 PS 26,61 FN 11,28 EXG 9,24 MoDem 54,97 PS 32,99 FN 12,02
Européennes 2014[70] UMP 22,45 PS 16,77 FN 13,54 EELV 12,75 Tour unique
Régionales 2015[71] PS 36,78 LR 22,44 FN 15,40 EELV 8,36 PS 56,75 LR 27,48 FN 15,76
Présidentielle 2017[72] EM 30,44 LFI 23,16 LR 17,08 FN 11,99 EM 80,43 FN 19,57 Pas de 3e
Législatives 2017[73] MoDem 40,91 LFI 13,95 PS 12,20 LR 11,09 MoDem 59,64 PS 40,36 Pas de 3e
Européennes 2019[74] LREM 24,41 EELV 17,99 RN 14,58 PP-PS 8,43 Tour unique
Municipales 2020 PS 31,80 MoDem 21,27 LREM 19,75 ECO 8,91 PS 59,89 MoDem 40,11 Pas de 3e

Liste des maires

La maire actuelle de Saint-Brieuc est Marie-Claire Diouron, élue en 2017, à la suite de la démission de Bruno Joncour (Mouvement Démocrate), pour rester dans les rangs de l'Assemblée Nationale. Il avait été élu en 2001, sa liste ayant été élue au second tour avec 51,69 % des suffrages contre 48,31 % de la liste menée par le candidat socialiste. En 2008, sa liste avait été réélue au second tour 54,28 % des voix face à la liste menée par le député socialiste Danielle Bousquet. Sa liste était arrivée en tête au premier tour avec 44,71 % des voix pour 40,12 % pour la liste menée par la candidate de l'opposition municipale.

Le , la liste Modem menée par Bruno Joncour a été élue avec 54,97 % des voix, dans une triangulaire l'opposant à la liste menée par le candidat P.S. Didier Le Buhan (33 % des voix) et à la liste menée par le candidat F.N. Pierre-Yves Lopin (12,03 % des voix). La liste Modem avait obtenu 49,9 % des suffrages au premier tour et était passée à 353 voix près d'une élection au premier tour. Bruno Joncour entame donc son troisième mandat consécutif.

Le , Bruno Joncour a été également élu président de Saint-Brieuc Agglomération, pour six ans. Il succède à la socialiste Armelle Bothorel.

Élu député en , Bruno Joncour démissionne de ses mandats exécutifs locaux en application de la loi sur le non-cumul des mandats[75].

Liste des 5 derniers maires de Saint-Brieuc
Période Identité Étiquette Qualité
1964 1965 Edouard Prigent
(1919-1992)
PCF Professeur - maire par intérim
1965 1983 Yves Le Foll PSU puis PS Professeur, député (1967-1968, 1973-1978)
1983 2001 Claude Saunier PS Professeur, sénateur (1989-2008)
2001 2017 Bruno Joncour UDF puis MoDem Secrétaire administratif des affaires sanitaires et sociales
député depuis juin 2017
2017 2020 Marie-Claire Diouron UDI Pharmacienne
Présidente de la Communauté d'Agglomération
2020 En cours Hervé Guihard DVG  

Découpage cantonal

Saint-Brieuc est divisée en deux cantons :

Conseillers départementaux Canton Code cantonal Population (2014)
Gérard Blégean
Brigitte Blévin
Saint-Brieuc-1 22 24 21 999 hab.
Nadège Langlais
Christian Provost
Saint-Brieuc-2 22 25 23 208 hab.

Finances locales

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Saint-Brieuc[Note 4].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Saint-Brieuc s'établit à 87 615 000 € en dépenses et 85 119 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 5] se répartit en 67 913 000 € de charges (1 408 € par habitant) pour 71 540 000 € de produits (1 483 € par habitant), soit un solde de 3 627 000 € (75 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Saint-Brieuc[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 8] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

Les ressources en investissement de Saint-Brieuc se répartissent principalement en[A2 4] :

L'endettement de Saint-Brieuc au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 11], l'annuité de la dette[Note 12] et sa capacité de désendettement[Note 13] :

En mai et , une partie des agents administratifs de la commune sont en grève pour protester contre le projet du maire d'accroître leur temps de travail à 35 heures hebdomadaires. Le surcoût pour la commune de ce régime dérogatoire au droit commun est estimé à plus de 1,8 million d'euros par an (4,4 % des charges de personnel) pour les contribuables[76].

Jumelages

La ville de Saint-Brieuc a signé des accords de jumelage avec :

D'autre part, un accord de coopération décentralisée a été conclu avec les villes de :

Population et société


Démographie

Ses habitants sont appelés les « Briochins » et les « Briochines ».

Saint-Brieuc est la cent-quarante et unième commune de France en nombre d'habitants avec 46 013 habitants.

En 2012, selon l'INSEE, la communauté d'agglomération de Saint-Brieuc compte 113 801 habitants, son aire urbaine 168 068 et son espace urbain 193 285.

L'évolution de la population de la seule commune de Saint-Brieuc est la suivante : L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[77],[Note 14]

En 2017, la commune comptait 44 372 habitants[Note 15], en diminution de 3,4 % par rapport à 2012 (Côtes-d'Armor : +0,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 3358 3949 0009 95610 42011 31312 48413 23912 813
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
14 88815 34115 81215 25316 35517 83319 24019 94821 665
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
22 19823 04123 94524 51126 04328 32031 64036 67437 670
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
43 14250 28152 55948 56344 75246 08746 43746 17344 999
2017 - - - - - - - -
44 372--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[78] puis Insee à partir de 2006[79].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Pour la rentrée 2007, Saint-Brieuc compte douze écoles maternelles dont onze publiques et une privée et treize écoles élémentaires dont quatre publiques et huit privées ainsi qu’une école bilingue français/breton[80].

Il existe une école associative Diwan qui scolarise 67 élèves à la rentrée 2018.

La commune compte huit collèges et huit lycées.

Collèges publics

  • Collège Léonard-de-Vinci
  • Collège Anatole-Le Braz
  • Collège Jean-Macé
  • Collège Beaufeuillage
  • Collège Racine

Lycées publics

  • Lycée Ernest-Renan
  • Lycée Rabelais
  • Lycée Freyssinet
  • Lycée Jean-Moulin
  • Lycée technique Chaptal

Enseignement privé

Sur le campus Mazier, Saint-Brieuc possède un pôle universitaire qui est constitué d'antennes de l'université de Rennes 1 et Rennes 2.

La faculté de droit de Rennes 1 s'y est installée en 1987. En 1991, Rennes 2 installe ses filières d'histoire et d'AES (administration économique et sociale). Deux ans plus tard, la filière géographie est créée. En 1996, c'est enfin la filière STAPS (activités physiques et sportives) qui s'installe.

Depuis la Réforme LMD les étudiants peuvent suivre une licence complète (cycle d'étude de 3 ans) en histoire, AES et STAPS.

Les diplômes préparés à Saint-Brieuc présentent des mentions spécifiques, différentes de celles de Rennes :

En 2004 ouvre la licence professionnelle CAIS-TIAN : Techniques et Activités de l'Image et du Son - Convergence Internet et Audiovisuel Numérique.

En 2008, deux nouvelles Licences Professionnelles ouvrent sur le campus Mazier :

Depuis la rentrée 2010, les étudiants peuvent suivre une formation à Bac+5 à Saint-Brieuc avec le Master PE (Professorat des Écoles, cohabilitation Rennes 2/UBO) de l'Institut universitaire de formation des maîtres de Bretagne. Il existe avec la spécialité « Professorat des écoles bilingues » pour les futurs enseignants des écoles bilingues français-breton et des écoles Diwan.

En 2011, le campus Mazier compte 1 400 étudiants. Il est dirigé par Jacques Le Louarn[81].

L'IUT (Institut universitaire de technologie) de Saint-Brieuc, est une composante de l'université de Rennes 1 et compte trois départements :

Il existe également un DU « Créateurs d'activités mention ESS » et huit licences professionnelles :

À la rentrée 2014, 650 étudiants étaient inscrits à l'IUT. Un tiers de ces étudiants sont en alternance, notamment en licences professionnelles. Une douzaine d'enseignants-chercheurs travaillent dans deux laboratoires de recherche (« Génie Biologique » et « Science et Génie des Matériaux »)[82].

Enfin, quatre classe préparatoires aux grandes écoles sont installées à Saint Brieuc : une C.P.G.E. littéraire au lycée Ernest-Renan (quartier Saint-Michel), une C.P.G.E. scientifique au lycée Rabelais (quartier de Gouédic), une C.P.G.E. technologique au lycée Chaptal (quartier Ginglin), et une classe préparatoire aux écoles supérieures d'art à l'École des Beaux-Arts Emile-Daubé[83].

Depuis la rentrée 2012, il est possible de suivre sur le campus Mazier une Licence professionnelle Développement et protection du Patrimoine culturel Spécialité Tourisme et Marketing Patrimonial et Territorial, rattachée à l'UFR des sciences sociales[84].

À la rentrée de , une nouvelle formation est ouverte à l'université de à Saint-Brieuc : une 1re année de Licence Langues Etrangères Appliquées (la 3e année sera axée sur l'e-commerce, l'e-marketing et l'e-tourisme)[85].

À la rentrée 2017, 4 % des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[86].

L'école Diwan Sant Brieg, offrant un enseignement bilingue français-breton, a été créée en 1979. Elle fut l'une des premières écoles bilingues français-breton de Bretagne.

Une classe bilingue publique a été ouverte en l'an 2000.

Depuis 2008, il est possible de poursuivre un enseignement bilingue français-breton au collège Jean Macé.

Les étudiants de l'IUFM de Saint-Brieuc peuvent suivre des cours de breton depuis 2004.

Des cours du soir pour adultes existent à Saint-Brieuc depuis plus de 40 ans, au centre culturel Abhervé, à l'Office des retraités de Saint-Brieuc[87], ainsi que par Telenn dans tout le pays de Saint-Brieuc notamment au Ti ar Vro - L'Oté[88].

La maison d'édition des écoles de langue bretonne, Ti embann ar skolioù (TES), est basée au Centre Départemental de Documentation Pédagogique (CDDP), à Saint-Brieuc.

Santé

Le principal établissement de santé de la ville est le centre hospitalier de Saint-Brieuc[89] composé de l'hôpital Yves-Le Foll et du centre gériatrique des Capucins. Le centre hospitalier de Saint-Brieuc, centre référent du secteur sanitaire 7, est le 3e établissement de santé breton derrière les CHU de Rennes et de Brest. Il dispose d'un pavillon de la femme et de l'enfant. L'offre de santé est complétée par :

Économie


La commune de Saint-Brieuc et son agglomération proche représentent le poumon économique des Côtes d’Armor[91]. La ville bénéficie de nombreux avantages économiques :

Si le territoire Saint-Brieuc est reconnu pour la qualité de sa filière agro-alimentaire et la présence de plusieurs groupes industriels (Hendrix Genetics, Nutraveris, Néolait, Novogen, Hubbard, Ovoteam, Lisi Aerospace, Max Sauer), la commune développe également depuis plusieurs années les activités liées à l’économie de la mer, avec notamment la réhabilitation du port du légué et se positionne pour accueillir la nouvelle économie numérique en rejoignant Les labels French Tech[93], Saint-Brieuc Bay[94] et Territoire d'Industrie[95].

La ville favorise le déploiement de son réseau fibre avec fin 2019 un taux de locaux raccordables compris entre 50 % et 80 %[96].

Enfin, Saint-Brieuc a mis en place d’importants travaux de réhabilitation en s’appuyant sur l’action nationale « cœur de ville »[97] et en améliorant l’aménagement de la ville au travers d'un programme de requalification de son espace urbain tout en apportant un nouveau regard sur l'ensemble des déplacements dans l'agglomération briochine[98]. En effet, les chiffres fournis par l'Institut pour la Ville et le Commerce révèlent qu'encore en 2016, le centre-ville de Saint-Brieuc pâtit d'une vacance commerciale excédant les 15 %[99]. La municipalité a alors entrepris dès 2000 la construction d'un centre commercial, celui des Champs, au cœur du centre-ville afin d'y reconduire la centralité économique et commerciale. C'est au terme de cinq années de négociations qu'est signée la validation du projet des Champs, fruit d'une action conjointe entre le maire souhaitant redynamiser un centre-ville en perte de vitesse et des promoteurs fournissant leurs services pour mener à bien l'exécution du projet.

Ainsi, en s’appuyant sur TEO, ligne de bus traversant Saint-Brieuc d'est en ouest avec un haut niveau de service[100], la ville déploie une interconnexion entre l'ensemble des modes de déplacements doux, les autres lignes de bus, le train et la voiture[101]. Tous ces projets développent et renforcent la cohésion urbaine et sociale de la ville en connectant les quartiers, les zones d'emploi et le cœur de l'agglomération.

Revenus de la population et fiscalité

Activités économiques

Commune maritime, Saint-Brieuc développe son port de pêche, de commerce et de plaisance et les activités qui y sont liées avec l'aide de Saint-Brieuc Armor Agglomération. Saint-Brieuc a pour code SB, selon la liste des quartiers maritimes.

Outre les fonctions administratives et commerciales, les principales activités économiques sont :

Parmi les entreprises réalisant plus de 500 M€ de chiffre d'affaires et ayant leur siège sur la commune, on peut citer Bodemer (distribution automobile) et Cerp (commerce en gros de médicaments).

Saint-Brieuc est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie des Côtes-d'Armor qui gère notamment :

Technopôles

Zoopôle

Situé sur Ploufragan[104], il regroupe environ 800 personnes qui travaillent dans plus de 50 organismes privés ou publics, spécialisés dans la production et la santé animales, la micro-biologie alimentaire ou l'hygiène, notamment une agence de l'AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), le LDA (Laboratoire de Développement et d'Analyse des Côtes-d'Armor ; 220 spécialistes en matière de biologie) ou des organismes de formation.

Véhipôle

Les principaux employeurs sont :

Culture locale, patrimoine et tourisme


Les conseillers en séjour de l'Office de tourisme et des congrès de la Baie de Saint-Brieuc proposent différents supports pour vous guider dans la découverte du patrimoine de la ville et de l'Agglomération briochine (éditions, visites guidées, conseils personnalisés pour préparer son séjour, etc.)

Pour toutes informations concernant la culture et le tourisme de la commune : article sur Wikivoyage.

Édifices civils

De nombreux monuments anciens ont été détruits dans les années 1920 et 1930, bien que classés ou inscrits ISMH, notamment l'hôtel de Rohan (XVe), les maisons des rues Saint-Jacques (hôtels de St-Georges et de Turnegouët, XVe), de la rue aux Toiles (XVe), diverses maisons rue Fardel, le manoir de Port-Favigo et son grenier à sel (XVIe).

Édifices religieux

Catholiques

Cette cathédrale est l'une des neuf cathédrales historiques de Bretagne. La tour nord est construite au début du XIIIe siècle[107].Après un incendie, le chœur et la nef sont reconstruits entre 1354 et 1357. Les voûtes du bas-côté datent de 1735, et les voûtes hautes de 1879[108]. La cathédrale est équipée d'un orgue Cavaillé-Coll[109], du nom d'un des facteurs d'orgue les plus réputés du XIXe siècle[110]. On trouve un orgue similaire en l'église Saint-Sulpice, à Paris[111].

Protestants

Autres religions

Sculptures

Patrimoine environnemental

La ville de Saint-Brieuc a obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Lieux de culture

Visibilité de la langue bretonne

Depuis 1984, les routes de l'Ouest du département des Côtes-d'Armor arborent des panneaux de signalisation bilingues. Les panneaux d'entrée de ville sur des routes départementales indiquent « Saint-Brieuc / Sant Brieg ».

L'adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg (Oui à la langue bretonne) a été votée par le Conseil municipal le .

Briochins célèbres

Un nombre important de personnalités a vu le jour à Saint-Brieuc : parmi les plus renommées[réf. souhaitée], on trouve les écrivains Louis Guilloux, Auguste de Villiers de L'Isle-Adam et Christian Prigent, la chanteuse Yelle, le violoniste Ronan Pinc, le navigateur Yann Eliès, les footballeurs Julien Féret, Kévin Théophile-Catherine, Patrice Carteron, le philosophe Célestin Bouglé, l'ancien directeur général de TF1 Patrick Le Lay, ainsi que l’acteur Patrick Dewaere.

Saint-Brieuc au cinéma

Héraldique

Blasonnement :
D'azur au griffon d'or, armé, becqué et lampassé de gueules.

Vivre à Saint-Brieuc


Manifestations culturelles et festivités

Pratique sportive

La pratique du sport dans l'agglomération briochine est diversifiée. En effet, le cadre particulier de la ville (vallées, rivières, proximité de La Manche) permet de pratiquer un large panel de sports de plein air tels que la randonnée, le VTT, l'équitation, le canoë-kayak… Le Stade briochin Football Féminin est l'un des clubs phares de la ville, le seul à évoluer au plus haut niveau national avec le club de Rink-Hockey du Roller Armor Club Saint-Brieuc évoluant dans la salle du Sépulcre, à Plérin. La ville de Saint-Brieuc possède aussi une équipe de basket-ball évoluant en Nationale 1 (3e niveau national), le Saint-Brieuc Basket Côtes d'Armor (Club qui a déposé le bilan en 2014) et une équipe de Volley-Ball le Saint-Brieuc Cotes d'Armor évoluant en Pro B (2e division). Ces 2 clubs sont les seuls résidents réguliers de la salle de Steredenn.

La ville possède de nombreux clubs amateurs. En basketball, la section basket de l'Amicale laïque existe depuis 1939 en basket féminin et masculin. Ses matches ont lieu au stade Hélène Boucher (situé dans le quartier des Villages).

Parmi les sports rares, il existe une équipe de kin-ball depuis 2010: le Ska-B[127], et une équipe de football américain depuis 2002 : les Licornes. Le club des Licornes s'est enrichi d'une section de cheerleading[128].

Dans le domaine des sports individuels, la cité se distingue dans le BMX avec Laëtitia Le Corguillé, vainqueur du classement général de la Coupe du Monde 2007 de la spécialité.

La ville est dotée d'une salle omnisports, Steredenn dont la capacité de la salle des sports principale est de 3 058 places. Le Stade Fred-Aubert accueille les matchs du Stade briochin. On trouve par ailleurs une patinoire, un centre aquatique Aquabaie[129], avec un bassin sportif, des espaces ludiques (spas, hammam, sauna), un espace fitness et un terrain de squash, deux complexes de bowling, une piste de moto-cross), un centre de tir, plusieurs dojos de karaté dont le taisho dojo (tenu en 2009 par Marcel Le Rolland - ceinture noire, 6e dan - l'un des seuls karatékas occidentaux formés au Japon[réf. nécessaire]) de tradition japonaise et un spot de saut à l'élastique : Team Limit fondé par Jacques Savé et composée de Yohann Le Roux, Gérald Le Breton et Stéphane le Bigot.

Médias

Presse

La presse est représentée par Ouest-France mais également par Le Télégramme, quotidien diffusé sur le Finistère, le Morbihan, les Côtes-d'Armor et l'Ille-et-Vilaine à travers sa page consacrée à Saint-Malo. Il y a aussi l'hebdomadaire local paraissant le jeudi Le Penthièvre. Le Cri de l'ormeau est un mensuel gratuit consacré à la culture de l'agglomération briochine et des Côtes-d'Armor. En matière de presse économique, on note la présence du mensuel Le Journal des entreprises, dont une édition concerne les Côtes-d'Armor.

Télévision

Par ailleurs, la ville abrite une antenne locale de France 3 Bretagne. Elle est recevable sur Saint-Brieuc grâce aux émetteurs TNT de Plérin (Viaduc du Gouët, La Combe et Stade Marcel-Gouédard).

Radios

En plus des stations de radios de service public (France Musique (90.9 FM), France Culture (97.5 FM), France Inter (99.6 FM), France Bleu Armorique (104.5 FM) et France Info (105.5 FM)), la ville possède des émetteurs des radios privées suivantes :

Virgin Radio et Hit West émettent sur Saint-Brieuc avec des décrochages locaux réalisés depuis des bureaux situées la zone commerciale de Langueux. Enfin, des stations locales sont proposées sur l'agglomération :

Notes et références


Notes

  1. De Mancellia, nom latin de la région du Maine, domaine structural de la partie nord-est du Massif armoricain dénommé en 1949 par le géologue Pierre Pruvost. Il est caractérisé par un Précambrien récent au sein duquel se sont mis en place des granitoïdes intrusifs antérieurement au dépôt des terrains paléozoïques ; ce domaine surélevé a été épargné par les transgressions marines du Cambrien.
  2. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Saint-Brieuc. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  5. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  6. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  7. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  8. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  9. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  10. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  11. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  12. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année.
  13. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Saint-Brieuc.
  14. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  15. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes

Références

  1. Erwan Vallerie, L'Art et la manière de prononcer ces sacrés noms de lieux de Bretagne, Le Chasse-Marée/ArMen, 1996, page 228.
  2. Iwan Le Clec'h, Entre conservatisme et modernité de l'appareil commercial : en territoires périurbains et ruraux à l'ombre d'une ville moyenne - Saint-Brieuc, Université de Brest, thèse de doctorat soutenue le 6 novembre 2018 (lire en ligne )
  3. Iwan Le Clec'h, « Le commerce à l’heure de l’hypermobilité des périurbains : l’exemple de Saint-Brieuc » , sur Géoconfluences, (consulté le 31 août 2020)
  4. Ville de Saint-Brieuc, « Site Officiel - Ville de Saint-Brieuc: La Gare, la LGV » , sur www.saint-brieuc.fr (consulté le 29 juillet 2017).
  5. Carte géologique de la France au 1/50000 Fougères 13-17 , éditions du BRGM, 1981, p. 5.
  6. Géologie de la France, éditions du BRGM, , p. 11.
  7. « Une promenade, à la découverte des pierres… » , sur ouest-france.fr, .
  8. François de Beaulieu, La Bretagne. La géologie, les milieux, la faune, la flore, les hommes, Delachaux et Niestlé, , p. 15.
  9. (en) Richard Simon D'Lemos, The Cadomian Orogeny, Geological Society Publishing House, , p. 128.
  10. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 30.
  11. La formation de Lanvollon, en rive gauche de la baie de Saint-Brieuc, est une formation volcano-sédimentaire essentiellement constituée de volcanites (micaschistes, leptynites et amphibolites de Lanvollon dont les faciès les moins métamorphisés s'observent de part et d'autre de l'anse d'Yffiniac). La formation d'Erquy est son équivalent en rive droite.
  12. Michel Ballèvre, Valérie Bosse, Marie-Pierre Dabard, Céline Ducassou, Serge Fourcade, et al, « Histoire Géologique du massif Armoricain : Actualité de la recherche », Bulletin de la Société Géologique et Minéralogique de Bretagne, nos 10-11,‎ , p. 12
  13. Michel Ballèvre, p. 21
  14. Au nord, présence de filons de dolérite qui s'altèrent en boules, d'orientation N.-S. La pointe nord montre l'affleurement de « nombreuses coulées surtout massives, des sills et des métasédiments surtout gréso-feldspathiques… Au-delà encore, après des niveaux d'amphibolite et de gneiss, dans la falaise très basse, on observera un poudingue à très gros galets (taille de la tête d'un homme) non allongés, faits de diorite quartzique ». Cf Hubert Lardeux, op. cit., p. 39
  15. Elles résultent du métamorphisme de volcanites acdes.
  16. Elles résultent du métamorphisme de coulées de lave en coussins.
  17. « Le rubanement de ces métagabros, d’échelle millimétrique à centimétrique, est souligné par l’alternance de niveaux sombres riches en amphibole et de niveaux clairs riches en plagioclase. Il s’agit vraisemblablement d’un litage d’origine magmatique, du moins pour partie » Cf E. Égal, É. Thomas, P. Guennoc... [et al.], Carte géologique de la France à 1/50 000. no 243, Saint-Brieuc , éditions du BGM, 2005, p. 73.
  18. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 38.
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  20. Il s'agit vraisemblablement des moyennes sur le long terme de la station météorologique la plus proche, Trémuson, qui ne rendent absolument pas compte de l'extrême variabilité des précipitations entre les années et à quelques kilomètres de distance. Par exemple, entre 2004 et 2009, la zone côtière de Saint-Brieuc a reçu de (29 à 88 mm d'eau en juillet (moyenne 54 mm), les mois les plus secs étant juin (38 mm) et septembre (34 mm). Selon les années, les sécheresses sont printanières, estivales ou automnales
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  46. Mireille Chrisostome, né le à Saint-Brieuc, agent de liaison du Front national, arrêtée par les miliciens de la Bezen Perrot à Saint-Nicolas-du-Pélem, torturée et tuée d'une balle dans la nuque ; son corps fut retrouvé dans une fosse commune à L'Hermitage-Lorge
  47. fusillé le au Mont Valérien, alors âgé de 18 ans, voir memorialgenweb.org Yves Salaün.
  48. Pierre Le Gorrec, militant du Parti communiste français, résistant membre du Front national, torturé et assassiné dans les locaux de la Gestapo de Saint-Brieuc le , voir memorialgenweb.org Pierre Le Gorrec.
  49. Léon Sinais, lieutenant-colonel, ancien commandant du 71e régiment d'infanterie basé à Saint-Brieuc, puis du 57e régiment d'infanterie au début de la Seconde guerre mondiale, résistant, arrêté le à Saint-Brieuc, déporté depuis le camp de Royallieu le vers le camp de concentration de Neuengamme, mort le alors qu'il était affecté au kommando de Kaltenkirchen, voir memorialgenweb.org Léon SINAIS
  50. Yvette Le Quéinec, alias Madeleine Hénaff, militante communiste, résistante FTP, arrêtée le à Saint-Maur-des-Fossés, torturée, internée à Drancy, car elle s'est fait passer pour une juive, déportée à Auschwitz-Birkenau le où elle décède le , voir memorialgenweb.org Yvette Le Quéinec.
  51. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/complementter.php?table=bp&id=3476545&largeur=1525&hauteur=858.
  52. Auguste Régent, gardien de la paix, résistant, fusillé au camp de concentration de Natzweiler-Struthof le voir http://jactiv.ouest-france.fr/ils-sactivent/campus/ils-rendent-hommage-au-policier-briochin-mort-deportation-30146.
  53. Yves Crespin, décédé au camp de concentration de Dora en mars 1944, voir Richard Fortat, "Le Pasteur Yves Crespin, un chrétien dans la Résistance", éditions La Cause, 2020 et https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/saint-brieuc-la-memoire-du-pasteur-crespin-ravivee-par-richard-fortat-6885652 .
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  58. Henri Perrot, adjudant-chef de la base aérienne 279 Châteaudun, tué le dans la banlieue sud de Beyrouth ; décoré de la Médaille militaire et de la Croix de la Valeur militaire avec palme
  59. Vincent Daubé, né le à Saint-Brieuc, sergent au 1er régiment de chasseurs parachutistes, tué le lors de l'attentat commis par le Hezbollah contre l'immeuble Drakkar à Beyrouth ; décoré de la Médaille militaire et de la Croix de la valeur militaire à titre posthume.
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Voir aussi


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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes










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