Transmission (mécanique)


Une transmission est un dispositif mécanique permettant de transmettre, ou convertir, un mouvement d'une pièce à une autre[1]. Cet élément de la chaîne d'énergie a pour fonction l'adaptation du couple et de la vitesse entre l'organe moteur et l'organe entraîné.

La transmission du mouvement est l'une des fonctions les plus courantes des éléments de la mécanique générale, c'est-à-dire des dispositifs mécaniques destinés à remplacer la main de l'homme.

Selon les mécanismes, la transmission est dimensionnée suivant des considérations concernant :

Sommaire

Modes et organes de transmission


Transmission par contact solide

Transmission par fluides

Les fluides permettent de transmettre :

Le fluide peut être :

Transmission sans contact

En utilisant l'électromagnétisme : l'accouplement électromagnétique à poudre comprend deux rotors, respectivement sur l’arbre moteur et l’arbre conduit, dont l’un comporte une bobine inductrice ; de la poudre magnétique disposée entre les deux rotors se comporte comme un fluide de viscosité variable en fonction du champ magnétique produit par la bobine. Le couple transmis se règle ainsi par variation de l’intensité du courant d’excitation.

Transmission avec des fonctions complémentaires

Dans certains cas, l'environnement impose l'utilisation d'organes spécifiques au sein de la transmission :

Performances d'une transmission


Rendement d'une transmission de puissance

Dans le cas d'une transmission de puissance, l'objectif est généralement de limiter les pertes. On définit alors le rendement :

\({\displaystyle \eta ={\frac {\mathrm {Travail\;de\;sortie} }{\mathrm {Travail\;d'entr{\acute {e}}e} }}={\frac {E_{s}}{E_{e}}}={\rm {{\frac {Puissance\;de\;sortie}{Puissance\;d'entr{\acute {e}}e}}={\frac {P_{s}}{P_{e}}}}}}\)

Un engrenage classique a un rendement supérieur à 95 % (0,95).

Rapport d'une transmission de mouvement de rotation

On définit le rapport de transmission comme étant le rapport des vitesses du mouvement de sortie sur le mouvement d'entrée ; la plupart du temps, il s'agit d'une loi proportionnelle qui ne dépend pas de la position du mécanisme.

On l'exprime le plus souvent comme une relation sur les vitesses, mais le rapport sur les déplacements est le même :

\({\displaystyle R={\rm {\frac {Vitesse\;de\;sortie}{Vitesse\;d'entr{\acute {e}}e}}}}\)

il s'agit, le plus souvent d'une transmission du mouvement de rotation. Dans ce cas particulier on obtient :

\({\displaystyle R={\frac {N_{s}}{N_{e}}}={\frac {\omega _{s}}{\omega _{e}}}}\)

De plus, si on considère la définition des puissances d'entrée et de sortie, à savoir :

\({\displaystyle P_{e}=\omega _{e}.C_{e}}\) et \({\displaystyle P_{s}=\omega _{s}.C_{s}}\),

où \({\displaystyle C_{e}}\) est le couple imposé en entrée, on obtient alors une expression du rapport à partir des efforts transmis :

\({\displaystyle P_{s}=\eta \cdot P_{e}=\omega _{s}\cdot C_{s}=\eta \cdot \omega _{e}\cdot C_{e}}\),

d'où:

\({\displaystyle R={\frac {\omega _{s}}{\omega _{e}}}=\eta {\frac {C_{e}}{C_{s}}}}\)

Cela est parfaitement ressenti sur une bicyclette lorsque l'on choisit un rapport plus court, pour gravir une pente par exemple : l'effort à la pédale est moindre, mais la vitesse de rotation du pédalier est plus élevée, pour une même vitesse.

Dans de nombreux cas, le rapport de transmission est inférieur à 1 parce que les moteurs tournent à de très grandes fréquences de rotation et développent un couple plutôt faible. Le réducteur a pour rôle d'adapter le couple et la fréquence. Par abus de langage, on nomme ce rapport rapport de réduction ; il se confond alors avec son inverse. Les fabricants de réducteurs donnent souvent la valeur de ce rapport sous la forme 1:d, où d représente la démultiplication.

\({\displaystyle R={\frac {1}{d}}}\)

Lorsque le rapport est supérieur à 1, on parle de multiplicateur. C'est le cas dans une transmission de bicyclette, mais aussi sur les éoliennes, où la génératrice doit tourner environ 200 fois plus vite que le rotor.

Notes et références


  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de « transmission » (sens B2) du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales, consulté le 24 mars 2015

Source

 : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. Pinault Bigeard, Transmission de puissance, Thiers, Lycée Jean Zay, Académie de Clermont-Ferrand, 18 p., p. 6

Voir aussi


Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Transmission.

Articles connexes








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Information à partir de: 13.06.2021 02:22:49 CEST

Source: Wikipedia (Auteurs [Histoire])    Licence: CC-BY-SA-3.0

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