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Yann Fouéré


Yann Fouéré, né le à Aignan, dans le Gers, mort le à Saint-Brieuc, dans les Côtes-d'Armor[1], est un essayiste français, théoricien des idées nationalistes bretonnes. Il a été successivement propagandiste, haut fonctionnaire, homme de presse, essayiste et fondateur de partis politiques. Condamné par contumace en 1946 pour faits de collaboration en relation avec son activité dans la presse brestoise, il est acquitté et réhabilité en 1955 par un tribunal militaire. Il est l'auteur d'un essai : L'Europe aux cent drapeaux (1968), qui fut traduit en plusieurs langues.

Sommaire

Biographie


Origines et jeunesse

Jean Adolphe Fouéré naît à Aignan, dans le département du Gers le . Il est le fils de Jean Fouéré, fonctionnaire des Hypothèques originaire du département des Côtes-du-Nord, et de Marie Liégard, fille de pharmaciens de Callac. A la faveur d'une mutation, ses parents reviennent en Bretagne et s'installent à Rennes en 1912 où naît sa sœur cadette Eliette (1913-1989). Après le déclenchement de la première Guerre mondiale, Jean Fouéré est mobilisé le et rejoint le front. Sa femme et ses enfants s'installent chez les grands-parents maternels à Callac. Élevé en français dans une famille de notables[n 1] d'un gros bourg de la campagne bretonne, « Yannick »[n 2] ne conservera de cette période callacoise que des souvenirs liés à l'exotisme d'une campagne pauvre et sale, aux balades et aux parties de pêche avec son oncle Henri Liégard. Il dira également dans ses mémoires son étonnement de voir interdite la langue du pays dans l'enceinte de l'école publique qu'il fréquente. Son grand-père Adolphe meurt peu de temps après son arrivée à Callac. Son père est blessé par balle sur le front et n'échappe que de peu à la mort, tandis que son oncle Jules est tué[2].

En 1919, son père, auréolé d'une citation et décoré de la croix de guerre, est rendu à la vie civile et rejoint Paris où un ami de la famille, Yves Le Trocquer, vient d'être nommé secrétaire d'État à la liquidation des stocks puis ministre des Travaux publics en . Jean Fouéré devient son secrétaire particulier. À la même époque, la grand-mère prend sa retraite, vend la pharmacie de Callac et s'installe à Saint-Brieuc. Contrairement à sa sœur qui vit avec ses parents à Paris, Yannick est confié à sa grand-mère et s'installe à Saint-Brieuc. Il est inscrit à l'école Saint-Charles où il est régulièrement inscrit au tableau d'honneur. Il passe souvent les vacances chez sa grand-mère paternelle, dans la métairie du Bas-Breil à Évran. Il y cultive son goût pour la nature et les promenades[2].

Sa sixième achevée, il rejoint sa famille à Paris et est inscrit en cinquième au lycée Montaigne puis au lycée Louis-le-Grand réputé pour accueillir les meilleurs élèves de province. Fouéré dira dans ses mémoires qu'il y fut un élève médiocre. La vie parisienne lui fait regretter la campagne bretonne qu'il ne retrouve que pendant les vacances[3].

Ses études secondaires sont achevées au lycée de Clermont (Oise), au gré des affectations de son père. Faisant des études de droit (dont il sort avec un doctorat), puis en sciences politiques, il devient président de l'Association des étudiants bretons de Paris (1933-1937).

Avec son père, il fréquente les milieux bretons de la capitale et finit par s'intéresser à la situation politique de sa région et à étudier son histoire, ainsi que la pensée fédéraliste de Proudhon. Une fois diplômé en lettres, en droit et en sciences politiques, il réussit le concours de rédacteur du ministère de l'Intérieur.

Militant breton et fonctionnaire

Parallèlement à sa carrière de fonctionnaire, il s'investit dans la cause de l'enseignement du breton dans les écoles et fonde Ar Brezoneg er Skol (Le breton à l'école), une association active de 1934 à 1945, avec le concours de Yann Sohier et Roparz Hemon. En 1934, 346 communes bretonnes ont adopté le vœu rédigé par Yann Fouéré en faveur de l'enseignement de la langue bretonne dans les écoles.

Il devient vice-président de l'Union régionaliste bretonne (1939-45), mais il s'implique aussi dans les activités de l'Union fédérale, une importante association d'anciens combattants, ce qui lui permet de voyager en Europe. Il prend, à la suite d'Olivier Mordrelle, la direction de l'ancien Bulletin des minorités nationales de France, devenu Peuples et frontières, où sont présentées les revendications des autonomistes bretons et des principales minorités nationales européennes. Il dit lui-même avoir rédigé de nombreux articles sous différents pseudonymes pour remplacer un collègue défaillant.

Seconde Guerre mondiale

En 1940, il épouse Madeleine Mauger, dont il aura cinq enfants (Rozenn, °, Jean, , Erwan , Benig, , Olwenn, début 1954).
Sous-préfet à Morlaix[Information douteuse] d'octobre à [1],[4], il démissionne de son poste, afin d'éviter une mutation hors de Bretagne.[Information douteuse]

Afin de développer un courant d'opinion favorable à l'autonomisme, il fonde à Rennes le le quotidien brestois La Bretagne qui tire à 15 000 exemplaires[5]; il le dirige de 1941 à 1945. À sa tête, il cherche, selon Yann Fournis, à « mener un jeu complexe de fidélité stratégique à la France et à l'Allemagne, en vue d'affirmer les droits de la nation bretonne quelles que soient les conditions politiques »[6]. La Bretagne a publié quelques textes antisémites, comme l'éditorial paru le et intitulé « Notre tradition antisémite », dans lequel Olier Guyon se félicite de l'édit d'expulsion promulgué contre les juifs par le duc Jean II de Bretagne au début du XIIIe siècle. De même, le , dans un article protestant contre la projection du film Bécassine, le journal proclame : « Boutez dehors les cinéastes et acteurs israélites »[7]. Dans le numéro 209 de La Bretagne, Yann Fouéré écrit : « Nous sommes et resterons bons Bretons et bons Français »[8].

Ce quotidien, placé sous le contrôle de censure de la Propaganda-Abteilung Frankreich, est financé par l'industriel Jacques Guillemot, ancien membre de l'Action française et partisan de la Révolution nationale [réf. nécessaire], et quelques industriels quimpérois. Il affiche, dans son premier numéro, une ligne politique visant à gagner les Bretons à la cause autonomiste : « Il n'y a pas chez nous de haine de la France. Trop d'épreuves, trop de jours de deuils et de joies vécues en commun ont forgé notre union pour que, malgré des dissentiments passagers ou des rancœurs légitimes, nous pensions à la rompre. On peut être bon Breton sans négliger du même coup d'être bon Français ». Mais les campagnes contre le gouvernement français, en particulier sur le thème du ravitaillement, sont récurrentes.

Au cours de l'année 1941, sous l'impulsion de Yann Fouéré, La Bretagne prend part avec d'autres journaux comme L'Heure Bretonne ou L'Œuvre, organe du Rassemblement national populaire de Marcel Déat, à une violente campagne de déstabilisation du préfet de la région de Rennes François Ripert, coordonnée par les autorités allemandes[9]. Le préfet choisit la démission le .

C'est dans La Bretagne que paraissent, en 1942, au moment de la grande rafle du Vélodrome d'Hiver, les textes les plus antisémites jamais écrits en langue bretonne, dans la rubrique dirigée par Xavier de Langlais, Lan hag Hervé[10], où l'auteur prétend qu'« il n'y a pas de juif en Bretagne, et que ceux que les Allemands prennent pour des Juifs sont, en réalité, de bons Bretons de souche ».

Grâce à son entremise entre la censure allemande de la presse et les journaux régionaux — il offre ses services à deux reprises pour limiter la prise de contrôle ou la suppression des plus puissants journaux de la région, L'Ouest-Éclair et La Dépêche —, il acquiert un rôle majeur dans le paysage médiatique régional dès 1941-1942[6]. La Bretagne connaît des difficultés qui l'amènent à envisager un changement de rythme de parution, de quotidien à hebdomadaire, quand La Dépêche, journal tirant à 70 000 exemplaires, est menacée de suppression par l'occupant. Fouéré en prend le contrôle en [5],[11]. Jusque-là, le quotidien, dirigé par Victor Le Gorgeu, avait marqué un scepticisme certain à l'égard de la politique du gouvernement de Vichy. Ayant mis sur la touche l'ancienne direction radical-socialiste[12], il en devient le directeur politique de 1942 à 1945.

Lorsque Vichy crée en le comité consultatif de Bretagne (CCB) auprès du préfet de région[6], Fouéré en devient membre, puis secrétaire général, après la démission de Prosper Jardin, de janvier à [13].

Françoise Morvan indique que le nom d'Yann Fouéré figure sur la liste des agents de la Gestapo en Bretagne sous le no SR 715[14],[15]. Selon Yves Mervin, cette liste, connue depuis 1944, n'a été prise en compte ni par les tribunaux ni par les historiens dans leurs travaux[16],[17].

Il déclare dans son livre La Patrie interdite (p. 238) : « Je n'avais pas plus de sympathie pour le gouvernement de Vichy que je n'en avais eu pour les gouvernements qui les avaient précédés. Ils étaient tous pour moi de simples faits dont il fallait tenir compte dans mon action. La présence des Allemands ne me paraissait qu'un autre incident de parcours. »

En 1962, il écrit, dans la revue nationaliste bretonne Ar Vro, à propos du Bezen Perrot, unité de supplétifs bretons affidés des Allemands contre les maquis et versés au Sicherheitsdienst (service de renseignement et de maintien de l'ordre de la SS)[18], que cette milice « s'efforce de protéger les militants bretons menacés dans leurs vies par la Résistance française et combat les terroristes des maquis aux côtés des Allemands. Elle continue cette action jusqu'à l'évacuation de la Bretagne par les Allemands en août 1944. »[19].

À la Libération, Yann Fouéré est arrêté le et élargi un an après. Jugé par contumace, il est condamné le aux travaux forcés à perpétuité et à la dégradation nationale. Devançant le verdict, il s'est déjà exilé au Pays-de-Galles.

Il y est accueilli par Gwynfor Evans et d'autres nationalistes gallois qui lui procurent des postes d'enseignant, puis, craignant que le gouvernement français ne demande son extradition, il décide de gagner l'Irlande en 1948. Dans son autobiographie[20], il dit avoir monté, auparavant une filière de faux passeports pour les militants inquiétés afin de fuir au Pays-de-Galles ou en Irlande. Dès 1947, écrit-il, « la filière des vrais-faux passeports était parfaitement au point ». C'est lui qui a permis à Olivier Mordrelle de gagner l'Argentine [réf. nécessaire]. Il a surtout permis aux nationalistes du Bezen Perrot de le rejoindre en Irlande et poursuivre avec lui le combat poursuivi sous l'Occupation, comme il l'indique lui-même dans La Maison du Connemara .

En 1948, il rejoint l'Irlande où il reprend, à Cleggan, dans le Connemara, une entreprise de mareyage de crustacés (homards et langoustes).

À la suite d'un changement de compétence des juridictions et du fait que les condamnations sont de plus en plus légères à mesure que le souvenir de la guerre s'éloigne dans le temps, il revient en France, se constitue prisonnier et est acquitté en . Mais il perdra en appel le remboursement de la spoliation de ses biens[1]. Malgré tout, il décide de retourner définitivement en Bretagne pour y continuer sa lutte pour une Bretagne plus autonome.

Dans certains de ses livres, il répond avec force énergie aux accusations d'Henri Fréville, membre de la commission régionale d'épuration des journaux, qui met en cause Marcel Coudurier, actionnaire dormant de La Dépêche pendant la guerre et bénéficiaire d'une mesure de réintégration dans le quotidien qui succède, Le Télégramme (Le titre a refusé de publier l'annonce de son décès dans ses colonnes[1]).

Séparatisme

Yann Fouéré est resté en relation avec Joseph Martray qui fut, sous l'Occupation, son « adjoint le plus direct à la direction politique de ses journaux » [21]. Après son acquittement, il reprend son action politique en Bretagne, sans cesser ses activités commerciales en Irlande.

Son but exprimé est de « démanteler l'État français » :

« L'intérêt de la Bretagne et du peuple breton était toujours de démanteler cette forteresse. […] J'avais essayé de le faire avant la guerre, de même que pendant l'Occupation, car Vichy ne faisait que continuer Paris avec moins de moyens. […]. Il n'en restait pas moins qu'en 1956, c'était encore dans le cadre de l'État français que le combat d'émancipation devait se poursuivre. Ce cadre était archaïque et dépassé, mais il existait toujours. Seuls les combats nationaux de nos peuples étaient capables de le briser : avec l'aide, si possible et en compagnie, de tous ceux qui, en Europe, menaient des combats similaires. Martray le pensait aussi, et ceux qu'il animait. Il avait, grâce à l'appui du mouvement français La Fédération que dirigeait André Voisin, repris le combat […] Il s'était en même temps efforcé d'élargir le combat en créant en 1949 l'Union fédéraliste des communautés ethniques européennes. C'étaient bien là les deux aspects, les deux faces du combat qu'il fallait conjointement reprendre et poursuivre[22] ».

En 1957, il lance avec Ronan Goarant et Yann Poupinot le Mouvement pour l'organisation de la Bretagne (MOB), dont il est un des animateurs et financiers, ainsi que L'Avenir de la Bretagne, journal dont il est propriétaire jusqu'en 1974. Cette organisation se proclame apolitique, comme le plus souvent dans la mouvance traditionnelle de l'Emsav, jugeant les notions de « droite » et de « gauche » trop « françaises », mais se révèle dans les faits de droite[23] ; elle défend le fédéralisme et l'unité européenne. Par ailleurs, de tendance séparatiste et ethnique[24], elle popularise la notion d'exploitation coloniale de la Bretagne par la France alors que le mouvement d'émancipation des peuples colonisés se développe en Afrique et en Asie[25].

C'est donc le MOB qui invente le slogan « Bretagne = colonie », et non pas sa scission de gauche de 1964, l'Union démocratique bretonne (UDB), qui le fera connaître par des affichages et des inscriptions peintes dans les années 1970.

En 1961, avec Alan Heusaff, Gwynfor Evans et J. E. Jones, respectivement président et secrétaire général du Plaid Cymru, parti nationaliste gallois, il fonde à Rhosllannerchrugog, au Pays de Galles, la Celtic League (Ligue celtique), mouvement dans lequel les différents partis nationalistes des 6 États et régions celtiques (Bretagne, Cornouailles, Écosse, île de Man, Irlande, Pays de Galles) sont représentés.

Dans les années 1970, il anime le parti Strollad ar Vro. En 1975, suspecté d'en être l'inspirateur et le complice, il est arrêté dans le cadre de l'enquête sur les attentats du FLB-ARB et est libéré, sans avoir été jugé, en . Il relate sa détention dans son livre En prison pour le FLB[26].

Il devient président d'honneur du Parti pour l'organisation de la Bretagne libre (POBL), dont L'Avenir de la Bretagne est devenu l'organe d'expression.

Hommages


À l'occasion de son décès, des hommages lui sont rendus aussi bien par des militants nationalistes bretons de gauche ou d'extrême-gauche que de droite ou d'extrême-droite, Rue 89 soutenant que c'est dans les milieux identitaires que se trouvent ses héritiers les plus directs. À la fois, du fait de son grand âge et de la durée exceptionnelle de sa vie politique, il a été qualifié dans quelques rares publications de patriarche du mouvement breton[27].

Il a créé la Fondation Yann Fouéré, de droit jersiais, et dont l'un des buts est de créer une « bibliothèque nationale de Bretagne », à partir de sa bibliothèque personnelle.

Il est le père de l'actrice irlando-française Olwen Fouéré et d'Erwan Fouéré, Irlandais, diplomate européen, ambassadeur[28] et qui est le gérant de la fondation.

Œuvre majeure


L'œuvre principale de Yann Fouéré est le livre L'Europe aux cent drapeaux publié en 1968 (réédité en 1976 et 2011), traduit dans plusieurs langues. Dans cet ouvrage, Yann Fouéré développe sa grande idée : «le Fédéralisme Européen», l'autonomie des Nations sans État dans le cadre d'une Europe des nations plutôt que des États. Il est un des premiers à avoir dénoncé la confusion en France et en français entre citoyenneté et nationalité : « Il n'y a guère que l'État français au monde, à part ses citoyens qu'il endoctrine, à confondre, et encore le fait-il volontairement et pour des raisons de pure politique; nationalité et citoyenneté. […] La citoyenneté confère des droits politiques en un lieu donné, alors que la nationalité est un fait personnel et durable […] Seule la langue française a confondu ces deux mots…[29] ».

Publications


Notes et références


Notes

  1. Le grand-père maternel de Fouéré est le pharmacien de la commune, son grand-oncle, Joson Quéré, est le maire de Callac et lui-même est fils du médecin Olivier Quéré, conseiller général en 1883.
  2. « Yannick », en français « Jeannot », d'après le surnom donné par son grand-père.

Références

  1. a b c et d Philippe Argouarch, « Yann Fouéré, le patriarche de la cause bretonne, est décédé à l'âge de 101 ans. » , sur Agence Bretagne Presse, (consulté le 13 octobre 2020)
  2. a et b Carney 2015, p. 224-225.
  3. Carney 2015, p. 225.
  4. Henri Fréville, Archives secrètes de Bretagne, 1940-1944, Ouest-France, , 244 p., p. 158.
  5. a et b Jean-Jacques Monnier, Toute l'histoire de Bretagne: des origines à la fin du XXe siècle, Skol Vreizh, , 800 p., p. 689.
  6. a b et c Yann Fournis, Les régionalismes en Bretagne: la région et l'État (1950-2000), Peter Lang, , 252 p., p. 56-57.
  7. Jerry White, The radio eye: cinema in the North Atlantic, 1958-1988, Wilfrid Laurier University Press, , 281 p., p. 178, note 26.
  8. Journal La Bretagne n° 209 du 20 novembre 1941
  9. « Yann Fouéré, qui fut un adversaire acharné de François Ripert, fut de ceux qui affectèrent d'avoir efficacement contribué au départ du préfet […]. On a vu dans quelles conditions celle-ci est en réalité intervenue », Henri Fréville, Archives secrètes de Bretagne, 1940-1944, Éd. Ouest France, 1985 (réed. 2004), p. 244. Sur le rôle joué par La Bretagne et les autorités allemandes dans l'affaire, voir les chapitres VI et VII de l'ouvrage.
  10. Certains de ces textes ont été traduits dans le dossier « Réécriture de l'histoire en Bretagne » de Marie-Madeleine Flambard, André Hélard et Françoise Morvan et la section de Rennes de la Ligue des droits de l'Homme (Claude Toczé, Les juifs en Bretagne : (Ve-XXe siècles), Presses universitaires de Rennes, coll. « Mémoire commune », , 435 p. (ISBN 9782753502659, lire en ligne ).
  11. Jacqueline Sainclivier, La Bretagne dans la guerre, 1939-1945, Éditions Ouest-France, , 218 p., p. 89.
  12. Commission « Histoire » de Skol vreizh, Histoire de la Bretagne et des pays celtiques, vol. 5, Éditions Skol Vreizh, , p. 152.
  13. Hervé Le Boterf, La Bretagne dans la guerre: 1942-1943-1944, Éditions France-Empire, , p. 124.
  14. Françoise Morvan, Miliciens contre maquisards, éd. Ouest-France, Rennes, 2010, p. 120 et 202.
  15. Reproduction du passage de la liste faisant mention du nom de Fouéré.
  16. Yves Mervin, Arthur et David, Bretons et Juifs sous l'occupation, Yorann Embanner, , p. 322.
  17. Françoise Morvan revoit et corrige un livre d'Henri Fréville , Gilles Delahaye, 11 juillet 2008.
  18. Alain de Benoist, Vu de droite: anthologie critique des idées contemporaines, Éditions du labyrinthe, , 647 p., p. 516-517.
  19. Ar Vro, no 16, p. 33.
  20. La Maison du Connemara, p. 273.
  21. La Maison du Connemara, op. cit..
  22. La maison du Connemara, op. cit., p. 292.
  23. Erwan Chartier, Ronan Larvor, Malo Louarn, La France éclatée?: enquête sur les mouvements régionalistes, autonomistes et indépendantistes en France, Coop Breizh, , 348 p., p. 131.
  24. Kisito Owona, Kant et l'Afrique: la problématique de l'universel, L'Harmattan, , 386 p., p. 195.
  25. Vincent Porhel, Ouvriers bretons : conflits d'usines, conflits identitaires en Bretagne dans les années 1968, Presses universitaires de Rennes, , 325 p., p. 105.
  26. Thierry Maricourt, Les Nouvelles passerelles de l'extrême droite, Éditions Syllepse, , 199 p., p. 41
    L'auteur qualifie les Nouvelles Éditions latines d'« apologistes du nazisme et du fascisme ».
    .
  27. L'Écho de l'Argoat , Guingamp, 28 octobre 2011.
  28. Curriculum vitae d'Erwan Fouéré.
  29. « Europe!...Nationalité Bretonne...Citoyen Français? Yann Fouéré. Éditions Celtics Chadenn, 2002, p. 9-10. »
  30. Un des pseudonymes d'Iwan an Diberder .
  31. Éléments biographiques de Jean Cevaer .

Voir aussi


Bibliographie

Liens externes










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